‹ Un cas de lèpre mixte: Accompagnée de signes d'irritation pyramidaleChapitre 12 sur 14 · PE). JE · texte numérisé non relu

PE). JE

Il faut ajouter que cette malade n’a pas eu connaissance d’autres cas de lèpre dans son entourage et que ses antécédents personnels et familiaux n’apportent aucun élément intéressant

à son histoire.

Il s’agit donc d’une lèpre mixte, à la fois tuberculeuse, maculeuse et nerveuse, à début aigu, remontant à plus d’un an, et qui a été marquée d’emblée par des douleurs et par des phénomènes parétiques et anesthésiques. Le traitement par la collobiase de Chaulmoogra injectée dans les veines, semble avoir été particulièrement heureux, puisque les accidents cutanés ont disparu totalement à la fin de février 1926 et que nous avons pu constater huit mois plus tard, au début de novembre 1926, une ‘très grosse amélioration des accidents nerveux.

En raison de la présence du bacille de Hansen dans les sécrétions nasales et de la succession des accidents cutanés, on peut affirmer qu’il s’agit bien de lèpre. D'autre part, la simultanéité d'apparition des accidents nerveux et cutanés, les phlyctènes qui ont accompagné la seconde poussée paralytique, l’analgésie et l’hypertrophie des troncs nerveux, l’importance des troubles de la sensibilité objective, imposent le diagnostic de lèpre nerveuse. Cependant, comme l’ont fait remarquer MM. Hudelo, Mouzon et Duhamel dans leur communication à la Société médicale des Hôpitaux de Paris, « la paralysie localisée du sciatique poplité externe droit,non accompagnée d’amyotrophie, le tremblement, les signes de spasmodicité (clonus de la rotule, phénomène de Strümpell, signe de Babinski intermittent) constituent des symptômes tout à fait atypiques, en tout cas exceptionnels, ne cadrant guère avec ce que nous savons des formes habituelles de la polynévrite

lépreuse ».

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