‹ Un cas de lèpre mixte: Accompagnée de signes d'irritation pyramidaleChapitre 7 sur 14 · PROS À RS · texte numérisé non relu

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l’anesthésie peut affecter soit le type rubané,

myélie; entaire avec ligne de démarcation

soit le type segm précise entre les territoires où l’anesthésie est très nette et ceux où la sensibilité est parfaite, comme dans les formes les plus typiques de la syringomyélie. L’anesthésie de la lèpre ne prend pas la forme vestimentaire, cependant une observation de Chauffard prouve qu'il y a des exceptions à cette règle. »

Quoi qu’il en soit, il reste trois cas de lèpre avec lésion constatée des cordons antéro-latéraux; ce sont les seuls que nous ayons pu trouver dans la littérature, si l’on excepte ceux dans lesquels les cordons antérieurs et latéraux, quoique indemnes de lésions névrogliques, présentaient des espaces vides à la place des fibres disparues.

Mais, à côté de ces cas anatomiques, il existe un certain nombre de cas purement. cliniques, dans lesquels des symptômes non douteux d’irritation pyramidale ont été nettement constatés.

Nous citerons,entre autres, deux cas de M. Jeanselme, avec exagération manifeste des réflexes rotuliens et léger degré de trépidation épileptoïde.

Dans un troisième cas, il s’agissait d’un spaniote de Constantinople qui était au décours d’une poussée éruptive lépreuse. M. Jeanselme constata chez lui les modifications de réflexes suivantes: « Un simple choc sur le tendon rotulien droit ou gauche provoque plusieurs redressements successifs de la jambe. Une brusque flexion du pied est suivie d’une trépidation épileptoïde absolument typique qui persiste aussi longtemps que l’on maintient le pied en position

na « Lil ï a A : j À fiéchie. Les réflexes achilléens sont fort exagérés des

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deux côtés. Le réflexe olécranien et le radial sont très amples à droite, tandis que, à gauche, ils sont normaux. Les réflexes plantaires (celui du fascia lata et celui des orteils), sont abolis. Le réflexe abdominal est normal des deux côtés. Le réflexe crémastérien droit est vite épuisé. La réaction pupillaire à l’accomodation est bonne aux deux yeux, tandis que le réflexe à la lumière est paresseux. Lé liquide céphalorachidien centrifugé ne contenait pas de leucocytes. »

Malgré l’absence de réaction cytologique du liquide céphalo-rachidien dans ce cas, on doit ici faire une réserve sur la possibilité de la coexistance de la syphilis et de la lèpre en raison des réactions paresseuses des pupilles à la lumière. N'oublions pas d’ailleurs qu’on n'avait pas à cette époque tous les procédés de laboratoire qui aujourd’hui permettent de déceler la syphilis dans des cas cliniquement frustes.

Nous citerons encore les deux cas dans lesquels M. Monrad-Krohn (d’Oslo) a constaté le signe de Babinski, cas dont l’auteur a fait une simple mention au troisième Congrès international de la lèpre qui s’est tenu à Strasbourg en-1923.

Outre ces cinq cas cliniques, on en connaît un certain nombre d’autres, moins démonstratifs, mais plus nombreux, dans lesquels il y avait simplement une exagération manifeste des réflexes rotuliens, accompagnée parfois d’une sensation de malaise irradiée dans tout le corps, au point, dit M. Jeanselme, que le malade redoute la recherche de ce symptôme.

A côté de ces faits anatomiques ou cliniques, insuffisanits Jar conséquent pour Gémontrer le lien qui

peut exister entre les lésions et les symptômes chez

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