AIS: SE
à la fin de la maladie avec le volume de la tumeur ganglionnaire.
Quant à l’asthénie et à l'hypotension, elles seraient dues à la diminution énorme du nombre des hématies, cette diminution pouvant être considérée alors comme
.un symptôme de la Maladie de Hogdkin, habituel
d'ailleurs, quoique rarement poussé à un tel degré. Cette façon d'envisager la maladie aurait l'avantage d'expliquer l’absence de douleurs abdominales et de troubles digestifs, et surtout la non pigmentation des muqueuses qui ne se rencontre que tout à fait excep-
tionnellement en cas de véritable Maladie d'Addison.
Aussi, dans le cas présent, c’est vers cette hypothèse que nous inclinons.
Quoi qu'il en soit, nous estimons que le type de
- Maladie de Hogdkin, accompagné, comme chez la
malade ci-dessus, d’un syndrome addisonnien si marqué, mérite d’être considéré comme une forme spé-
ciale de Maladie de Hogdkin et de porter le nom de
forme addisonnienne ou plutôt pseudo-addisonnienne ‘de la lymphogranulomatose.
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
EF
THERAPEUTIQUE
Il nous reste maintenant à étudier dans un dernier :
chapitre, le diagnostic différentiel du syndrome addisonnien typique dont nous nous occupons et la thérapeutique à appliquer dans la forme de Maladie de Hogdkin décrite ci-dessus. |
Le diagnostic différentiel doit se faire avec les affections qui s’accompagnant de mélanodermie n’intéressent pas les muqueuses et d’un symptôme quelconque de la Maladie de Hogdkin. È
1° LA MEÆELANODERMIE PHTIRIASIQUE (Maladie des vagabonds) laquelle s'accompagne souvent d’asthénie due aux privations ef de ganglions indurés dus à de petites excoriations infectées. Mais il ne s’agit ici que d’une asthénie qui disparaîtra après quelques jours passés à Phôpital. De plus la pigmentation ne s'étend qu'aux parties du corps couvertes de vêtements et est particulièrement marquée à certains points : cou. poignels.! aînes, Quant aux ganglions que l’on peut trouver. ce sont des ganglions isolés, ne ressemblant en rien aux tumeurs d’une seule masse que l'on sent dans la Maladie de Hogdkin.
MS Le
2° Le PaLunismé, surtout lorsqu'il s'accompagne de cirrhose pigmentaire hypertrophique donne également une teinte brune aux téguments. Il s'accompagne souvent d’asthénie et d'hypotension. On trouve une grosse rate ; de plus, lorsque la fièvre affecte le type quotidien, elle ressemble à la fièvre récurrente de la Maladie de Hogdkin. |
Ee diagnostic est facile à ‘faire par l’anamnèse (séjour aux colonies, accès antérieurs) et par l'examen du sang qui montre les hémalozoaires et les leucocytes mélanifères. Notors enfin que la mélanodermie paludéenne est peu marquée et nullement comparable à celle observée chez notre malade.
3° Lw DIABÈTE BRONZÉ, caractérisé par une mélanodermie généralisée, hépato et ‘splénomégalie. Le
diagnostic se fera ici par la constatation des quatre signes du diabète : polvurie, polydypsie, polvphagie, glycosurie. La coloration de la peau s’est faite très rapidement et la maladie évolue en quelques mois.
4° LesSgCACHEXIES NÉOPLASIQUES diverses dans lesquelles le malade prend une teinte jaune plus ou moins foncée. Les ganglions à consistance de navet cru que lon peul'sentir sont parfois agglomérés en paquel comme dans la Ivmphogranulomatose, mais en plus de Ces signes. chaque néoplasme se présente avec se8 symptômes cliniques particuliers qui permettent de le reconnaître.
Le nombre des hématies peut être plus ou moins diminué, la polynucléose en cas de tumeur ulcérée peut être très marquée, mais 11 n°’v a pas d'éosinophilie. Enfin, dans les cas douteux, une biopsie permet de voir à quelle sorte de tumeur on a affaire.
= ge
THÉRAPEUTIQUE. — Le seul moyen qui permette, non de guérir, mais de retarder de façon notable la marche de Ja Maladie de Hogdkin, ‘est la Roentgenthérapie.
Notre malade en est un exemple. Après plusieurs
séances de rayons X, elle a vu les fumeurs ganglion-,
naires qu'elle présentait aiors, diminuer considérablement, puis disparaître.
- Malheureusement, cette thérapeutique n’arrête pas la destruction globulaire et l’asthénie toujours grandissante, et les tümeurs réapparaissent lorsqu'on a cessé depuis quelque temps la cure par les rayons X.
La strychnine et le cacodylale auraient obtenu quelques succès passagers. Pipe È
Le 606 à été essayé. If aurait pour un certain temps fait diminuer la splénomégalie et les tumeurs ganglionnaires.
.L'iodoquinate de bismuth (Quinby) dont on fit plusieurs piqûres de 1 em? 5 à notre malade, n'a pas donné de résultats appréciables.
: Contre le prurit ont été essayés avec plus ou moins äe succès : l'application de rayons X sur l8 rachis : l'injection intrarachidienne de Syncaïne en solution à 5 % ; l'injection intraveineuse de 10 cm$ d’une solution de pyramidon à 1/40. |
Le pyramidon el l'aspirine par voie buccale n’ont
rien donné.