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— L'autre plus intéressante, plus discrète, d'aspect très divers, c’est la réponse proprement dite de la séreuse au corps étranger. Nous avons déjà dit la vanité de toute classification. Force est ici d'envisager le problème à la lumière des diverses observations
qui nous sont proposées.
Le cas que nous avons observé à Vaugirard nous a amené aux conclusions anatomo-pathologiques sui-
vantes :
Le prélèvement ayant porté sur le tissu conjonctivo-graisseux péritonéal, les axes conjonctifs périvasculaires y apparaissent très néttement épaissis et occupés par de nombreux foyers nodulaires arrondis. Ceux-ci ont tous les caractères de nodules réactionnels vis-à-vis de corps étrangers. On y voit de dedans en dehors :
— un centre nécrotique, — quelques macrophages géants,
— un anneau de réaction scléreuse.
Ces lésions n’ont en aucun point les caractères des follicules luberculeux. Elles apparaissent saines de toute formalion néoplasique.
Quatre cas rapportés par Lecène nous montrent
quatre autres modes réactionnels différents :
PREMIER CAS : Les pseudo-tubercules sont formés par des nodules fibreux, au centre desquels se voient
des taches noires qui ne sont autres que de petits
Nous devons à la collaboration bienveillante de Mile Gauthier-Villars, chef des Travaux pratiques d'Anatomopathologie, la préparation ci-jointe et l'analyse de celle-ci. Qu'elle veuille bien trouver ici, l'expression de notre res-
pectueuse et profonde reconnaissance.
amas de charbon. Les cellules ayant englobé celui-ci
sont de grands macrophages uni-cellulaires.
DEUXIÈME Cas : Au centre du tubercule, on note ici des débris alimentaires entourés d’une aréole de cellules radiées, presque complètement fusionnées les unes aux autres et constituant ainsi une plasmode multinuclée, véritable cellule géante en cercle de taille énorme. En de nombreux points existent des amas de cellules géantes de type ordinaire, Nulle part, ü n'y a de cellules cancéreuses, il s’agit d’une réaction contre des débris alimentaires et nullement d’un
processus cancéreux.
TROISIÈME cas : L’examen de la pièce montre ici en certaines places de nombreux polynucléaires, mais avec eux se retrouvent des cellules géantes comparables à celles des cas précédents. Elles tendent ici à. entourer un corps étranger qui a un aspect bien spécial : c’est un débris d’origine végétale reconnaissable à son double contour et à la forme des cellules. Dans leurs alvéoles, les cellules inflammatoires se sont introduites et ont déjà réussi à démolir certaines
de leurs cloisons.
QUATRIÈME cas : Une coloration spéciale au rouge soudan III et à l’hématéine fournit l’occasion d’observer l’aspect caractéristique d’un foyer de cytostéatonécrose. Ce qui forme le centre de la figure est
ici un amas de savons calcaires intensément colorés
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par l’hématéine, Tout autour, on voit des cellules graisseuses aux différents stades de la cytostéato-
nécrose.
Une question se pose : quelle sera l’évolution, l'avenir de ces granulations ? On peut se demander si l’âge du follicule ne joue pas un rôle dans son aspect anatomo-pathologique. Et c’est l’étude des lésions, comparativement à leur âge qui nous a amenés à penser qu'il s'agissait là d’un processus évolutif assez général. Par exemple, lésions avec grosse réaction leucocytaire dans un cas observé trois semaines après une perforation banale ; lésions scléreuses, cicatricielles dans un cas évoluant depuis longtemps. Peu importe d’ailleurs la diversité histologique, un seul fait compte ici : il s’agit d’un follicule qui n'a pas présenté, ne présente et ne présentera jamais de caractère rattachable à un processus tuber-
culeux ou cancéreux.