CONCLUSIONS
1. Nous avons analysé un cas de tumeur oblongue frontale gauche qui allait jusqu’au pôle et située principalement en F; (cortex et substance blanche) et à la base de F:. La partie médiane touchait le ventricule (corne antérieure) et la tête du noyau caudé. À la phase terminale elle intéressait la pariétale ascendante dans ses parties inférieures.
2. La localisation correspond assez bien à la forme n° 2 du schéma de HoFF in RUFFIN que nous avons reproduit page 43 : il y avait de l’akinésie et des symptômes aphasiques, ceux-ci étaient particulièrement intéressants dans notre cas.
3. Les troubles aphasiques sont du type moteur. La valeur clinique du cas est constituée par le fait qu'aucun autre territoire du cerveau n’est atteint, de sorte que tous les phénomènes aphasiques sont imputables au lobe frontal. Les symptômes aphasiques présentent la particularité que deux sortes de troubles, apparemment opposés se trouvent réalisés en même temps. Ce sont :
a) Des troubles de l’articulation : le mot, très souvent correct en lui-même, était prononcé avec difficulté et retardement; la réunion des éléments constitutifs du mot même n’était que peu
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lésée; la paraphasie littérale était rare; les phénomènes de persévération étaient plus fréquents.
b) La fonction syntactique était touchée dans l’explication des proverbes; leur sens métaphorique n’était que rarement exprimé. L’épellation était, elle aussi, défectueuse, de sorte qu’on peut dire que le langage représentatif (GOLDSTEIN) était lésé en première ligne.
L'influence des troubles aphasiques moteurs sur l’idéation se manifestait surtout par la production de l’association de contraste. Ce phénomène peut être comparé au symtpôme catatonique du négativisme tout comme les paralogies temporales des aphasiques sensoriels peuvent être comparées aux néoformations des mots catatoniques.
4. L’état de pseudo-démence que l’on a constaté dans ce cas (surtout au début) semble bien dû à des troubles akinétiques et de la mise en train, mais non pas à des troubles idéatoires proprement dits.
La restitution des troubles, qui a été observée après deux opérations, prouve qu'il s’agissait de phénomènes de compression et non de destruction.
Les lésions du cerveau même, constatées à l’autopsie étaient relativement restreintes en comparaison de l’importance des masses tumorales extirpées au cours des deux premières opérations.
Le Président de thèse, Vu, le Doyen :