CONSIDÉRATIONS ANATOMIQUES
Horr, cité par RUFFIN, in Stirnhirnsymptomatologie und Stirnhirnsyndrome, utilisant la classification de CusHING, divise les gliomes du lobe frontal en cinq groupes et leur attribue les tableaux cliniques suivants :
1° Le gliome sphérique du pôle du L. F.
Transformations psychiques importantes; Akinésie ;
Manque d'initiative;
Incurvation contro-latérale paradoxale ; Absence de réaction d'appui;
Croisement des jambes (démarche en ciseaux
2° Le gliome de la base des F; et F3.
Rareté des crises épileptiques;
L. C. R. : augmentation fréquente et importante de l’albumine;
Déviation de la courbe du benjoin vers la gauche;
Quand la tumeur siège à gauche : indifférence, akinésie, aphasie motrice;
Quand la tumeur siège à droite : mouvements de mastication.
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3° Le gliome oblong fronto-pariétal (le plus fréquent des gliomes du L. F.).
a) S’étendant latéralement :
Crises jacksoniennes (début moteur, fin sensorielle); , Hémiparésie ; Hypoesthésie ; Peu de troubles psychiques; Souvent stase papillaire tardive homolatérale; L. C. R. xantochromique.
b) S’étendant vers la région médiane (ganglions de la base) :
Vers le champ 3a : tremblement, forte pro et rétropulsion, très grande akinésie.
4° Gliome oblong fronto-pariétal empiétant sur le corps calleux et la base du cerveau.
Persévération dans l'écriture; « Une réponse juste, puis des réponses à côté »; Akinésie ; Apraxie; Mouvements concomitants controlatéraux; L. C. R. hypertendu et pathologique; Survie brève (1 à 2 ans).
5° Gliome bilatéral, baso-médian : Ressemble au méningiome olfactif, mais :
Au début forte stase papillaire bilatérale; Troubles de l’olfaction moins importants, les symptômes généraux de tumeur plus marqués, dérobement des genoux.
Essayons de ranger notre observation dans l’un de ces groupes anatomo-cliniques. Nous pouvons dire que
du point de vue anatomo-clinique la tumeur de B. correspond au groupe 2 avec une extension des lésions vers la pariétale ascendante. En reprenant les symptômes cliniques on constate, que notre malade les avait tous : les crises épileptiques rares, l’indifférence, l’akinésie, l’aphasie motrice. Mais en plus il avait une hémiparésie qui correspond au groupe 3 et qui s’explique par l’extension de la tumeur en arrière.