ANA1S
C’est inutile, je vous dispense...
ÉMILE
Du tout, madame ; je suis votre cavalier..
FADINARD.
Qu’à oela ne tienne, madame... quoique, à vrai dire, ca ne soit pas moi personnellement qui aie mangé votre chapeau... Et encore, madame... êtes-vous bien sûre que mon cheval n’était pas dans son droit, en grignotant cet ar* ticle de modes ?
ÉMILE
Vous dites?...
FADINARD.
Écoutez donc!... Pourquoi madame accroche-t-elle se§ chapeaux dans les arbres?... Un arbre n’est pas un champignon, peut-être!... Pourquoi se promène-t-elle dans lea forêts avec des militaires?... C’est très-louche, ça, madame...
Monsieur !...
ANAÏS
ÉMILE, avec colèr*
Que voulez- vous dire?
AN A Ig.
Apprenez que M. Tavernier...
FA DI NARD
Oui ça, Tavernier?
ÉMILE, brusquement
C’est moi, monsieur!
À Nâ ïs.
Que M. Tavernier... est... mon cousin... Nous avons été élevés ensemble. .
F A D I « A R D , â part.
la connais ça... c’est son Bobin.
AH AÏS.
Et si j’ai consenti â accepter son bras... c’est pour causer de son avenir... de son avancement... pour lui faire de la morale...
PADINÀRD.
Sans chapeau?...
éMÏLE, soulevant une efaais® et en frappant le peiquet av@<3 colAr*
Morbleu !...
Emile !... pas de bruit!...
ÉMTLB.
Permettez, madame...
FADINÀRB.
Ne cassez donc pas mes chaises!... (a part.) Je vais 1« flanquer du haut de l’escalier... Non... il pourrait tomber sur la tête de ma noce.
ÉMILE
Abrégeons, monsieur...
f allais le dire... vous m’avez pris mon mot, j’allais fa dire î
ÉMILE
foulez-vous, oui ou non, faire deo eicu?es a madame?