‹ Un chapeau de paille d'ItalieChapitre 76 sur 114 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

BEAUPERTHUIS, puis FADINARD.

BEAUPERTHUIS, seul.

La tête me part!... J'aurais dût y mettre de la moutarde... (Avec une fureur concentrée.) 0 Aliaïsl Si je GfOyais!... Ü n’est pas de vengeance... pas de supplice que... (on sonne. — Radieux.) Enfin 1... ld Vüiciî... Entrez, (ün sonne trèsbruyamment) J’ai les pieds à l’eau.. Tu n’as qu’à tourner le bec... Entre, chère amie!...

FADINARD entre; il est égarî, éreinté, essouTÜô

M. Beaupertluiis, s’il vous plaît?...

BEAUPERTHUIS.

On étranger 1 Quel est ce monsieur ?... Je n'y suis pas...

FADINARD.

Très-bien î c’est vous! (a lui- môme.) Je n’en puis plus.., On nous a tous rossés chez la baronne i... moi, ça m’est égal.., tnaiâ Nonancourt est furieux. Il veut mettre un article dans les Débats contre le Veau- qui- tète. Étrange hallucination 1 (Essoufflé.) Ouf I

BEAUPERTHUIS.

Sortez, monsieur... sortez!

FADINARD, prônant une chaise.

Merci, monsieur... Vous demeurez haut... votre

escalier

est raide...

Il vient s’asseoir près de Beauperthûis.

EE AU PB R T H U I S, ramenant ia serviette sur jamhes.

Monsieur, on n’entre pas ainsi chez les gens!... Je vous réitère...

FADINARD, soulevant un peu la serviette.

Vous prenez un bain de pieds? Ne vous dérangez pas** ja n’ai que peu de chose à vous dire...

Il prend la bouilloire.

BEAUPERTHUIS.

Je ne reçois pas... je ne suis pas en état de voua écouter!..» j’ai mal à la tête.

FADINARD, versant de l’eau chaude dans le bain.

Chauffez votre bain...

BEAUPERTHUIS, criant.

Ale! (Lui arrachant la beuilloire qu’il repose à terre.) YoulôZ-

vous laisser ça! Que demandez-vous, monsieur? Qui êtesvous?

FADINARD.

Léonidas Fadinard, vingt-cinq ans , rentier... marié d’aujourd’hui... Mes huit fiacres sont à votre porte.

BEAUPERTHUIS.

Qu’est-ce que ça me fait, monsieur? je ne vous connais pas.

FADINARD.

Ni moi non plus... et je ne désire pas faire votre connaissance... Je veux parler à madame votre épouse.

BEAUPERTHUIS.

Ma femme!... vous la connaissez?

FADINARD.

Pas du tout! mais je sais à n’en pas douter qu’elle possède un objet de toilette dont j’ai le plus pressant besoin... 0 me le faut!

BEAUPERTHUIS.

H cm f

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