‹ Un Chapitre de Radiothérapie endocrinienneChapitre 12 sur 33 · MAT · texte numérisé non relu

MAT

Houssay, de Buenos-Ayres et Lévis (1921) pensent que c’est la corticale qui est active, car chez le chien auquel on a enlevé une surrénale et détruit la médullaire du côté opposé, on observe une survie longue et sans trouble.

Biassoti en 1927, ayant détruit la médullaire, n’a pas non plus constaté de modifications importantes de la tension; ce qui pourrait s’expliquer en reprenant l’opinion d’Abelous, Soulier et Trajan : la médullaire secrèterait l’adrénaline et la corticale l’élaborerait, opinion dont la preuve est cependant encore à faire.

$ 3. LES SYNDROMES SURRÉNAUX.

Si, dès 1855, Addison décrivit la maladie qui porte son nom, on commence seulement maintenant à bien connaître d’autres syndromes pathologiques relevant de la surrénale. Ces syndromes permettent pour une grande part d'attribuer à cette glande, la cause de certaines hypertensions, les hypertensions paroxystiques par exemple. Vaquez, le premier, en 1904, émit l'hypothèse que certains accidents d’hypertension pouvaient être dus à un fonctionnement exagéré des surrénales (hyperépinephrie).

Josué créa le syndrome « Surréno-vasculaire » après ses classiques expériences sur l’injection d’adrénaline..

Les observations de Gaillard, Widal, Boidin, Pa-

risot, montrent qu’il peut exister de l’hypertension sans lésion rénale.

D’autres auteurs, parmi lesquels Wiesel, Parkinson et surtout Philpot (22 autopsies) ont signalé dans tous les cas d’hypertension, la coexistence d’hyperépinéphrie.

Les néphrites avec hypertension s’accompagnent d’hyperplasie surrénale (Wiesel, Aubertin et Ambard, Dufour).

Brette et Divic ont publié dans le Lyon-Médical (1914), un cas d’hypertension où l’autopsie révéla une hypertrophie du cœur et de l’hyperplasie des capsules-un

L'observation princeps et classique de Labbé, Tinel et Doumer, apporte un argument de plus. Il s'agissait d’une femme de 28 ans, présentant des crises à type solaire et de l’hypertension paroxystique, à l’autopsie de laquelle on trouva une tumeur de la surrénale gauche constituée par une méoformation de la substance médullaire. Ils concluent. « C’est à la tumeur surrénale, véritable paragangliome, que nous croyons pouvoir rattacher l'hypertension artérielle et ses variations si curieuses ». Il semble logique d’attribuer à l’hypersécrétion de ce paragangliome et à de véritables décharges d’adrénaline, les crises paroxystiques ainsi que les troubles nerveux qui l’accompagnaient.

Plus récemment, Oberling et Jung ont présenté l’observation d’une femme de 28 ans atteinte d’hypertension intermittente et paroxystique. La malade mourut quelques heures après un accouchement normal.

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