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Les reins étaient indemnes, mais on trouva un paragangliome de la surrénale gauche, gros comme le poing, en même temps qu’une hypertrophie du ventricule gauche.

Nous voyons donc l’hyperplasie accompagner souvent l'hypertension, fait que nous pouvons opposer à lhypoépinéphrie des maladies avec hypotension :

Sergent a particulièrement étudié le syndrome d’insuffisance surrénale chez les tuberculeux, si souvent hypotendus.

Sézary et Philpot ont constaté que les surrénales des sujets morts de tuberculose ou d’une autre maladie cachectisante, présentent communément les caractères des hypoépinéphries.

Ces syndromes ont fait naître des hypothèses pathogéniques. Sergent et Mignot pensent que l’hypertension de la ménopause est due à une prédominance de la fonction surrénale qui n’est plus contrebalancée par celle de l'ovaire.

Lian, en 1924, écrit « l'hypertension est l’expression d’une pertubation endocrino-sympathique, susceptible d’être provoquée par divers processus ». L’hyperépinéphrie en est un.

Laubry et Doumer, dans une remarquable étude sur la pathogénie de l’hypertension artérielle, écrivaient en 1926 :

« La parenté originelle du système nerveux végétatif et des glandes endocrines fait soupçonner à bon droit l’action des troubles secrétoires pour les centres régulateurs Le nombre des hypertendus pré-

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sentant un dysfonctionnement endocrinien est relativement restreint, mises à part les poussées hypertensives liées au moins en partie à un processus d’hyperadrénalinémie, l'hypertension des femmes à barbe qui ont de grosses surrénales. Que les secrétions surrénales, dans les limites assignées, ne laissent pas indifférents les centres sympathiques de régulation, on doit en convenir ».

Cette conception pathogénique demandait des re cherches biologiques complémentaires.

C’est ce que Pélissier a entrepris (thèse de Paris : 1927). Il a constaté la fréquence des troubles du tonus neuro-végétatif chez les hypertendus. Il admet le rapport entre les tumeurs des surrénales et l’hypertension paroxystique. Il écrit : « On voit combien est curieux le rôle de cette surrénale qui, par l’intermédiaire de sa sécrétion adrénalinique, sert à la fois d'agent provocateur et d’agent de transmission du mécanisme régulateur de la tension artérielle ».

D’autres syndromes ont été aussi attribués à la surrénale. C’est ainsi qu’Aubertin en 1919, avait décrit un cas d’encéphalopathie convulsive avec syndrome cardio-surrénal sans néphrite. Il s'agissait d’une femme morte à l’hôpital d’éclampsie avec crises épileptiformes à type jacksonien. A l’autopsie, on ne trouva aucune lésion des reins ou de l’encéphale, mais les surrénales présentaient une hyperplasie adénomateuse de la médullaire et le cœur était hypertrophié.

Regard, de Genève, en 1926, décrit « une maladie

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