‹ Un Chapitre de Radiothérapie endocrinienneChapitre 16 sur 33 · LATTES · texte numérisé non relu

LATTES

physe depuis les travaux de Gramegna (1909) et Bèclère (1909).

Pour le thymus, le traitement chirurgical de l’hypertrophie thymique est aujourd’hui à peu près abandonné au profit de la radiothérapie.

$ 2. RADIOTHÉRAPIE SURRÉNALE ET HYPERTENSION.

Si Wiesner et Golubilin ont irradié les surrénales dans le but bien particulier de détruire des foyers tuberculeux, Zimmern et Cottenot en 1913 furent les premiers à les soumettre à des irradiations méthodiques et à en faire une étude expérimentale. Se fondant sur la théorie surrénale de l'hypertension, ils étudièrent l’action de la Radiothérapie surrénale.

Ils publièrent les résultats cliniques suivants :

Résultats cliniques. — 1° Les rayons X se comportent vis-à-vis des glandes surrénales comme ils le font vis-à-vis des autres glandes de l’organisme. Employés à dose suffisante, ils diminuent leur fonctionnement.

2° En irradiant les surrénales de sujets atteints d’hypertension artérielle, on obtient dans certains cas un abaissement de La pression.

3° Ce fait apporte un argument nouveau à la théorie qui considère l’hyperépinéphrie comme la cause de l'hypertension.

4° Il permet d’instituer contre cette dernière une thérapeutique rationnelle puisqu'elle s'adresse à la cause même de ce trouble fonctionnel.

5° En même temps que la pression s’abaisse, les

symptômes liés à l’hypertension s’amendent.

6° La valeur et la durée de l’abaissement ainsi que les modifications fonctionnelles sont variables avec les sujets auxquels on s’adresse. L’abaissement varie de 1 à 7 centimètres de mercure. Chez certains malades, il s’est maintenu pendant des mois, chez d’autres, il fut nécessaire de refaire de temps en temps de nouvelles irradiations.

7° C’est chez les hypertendus purs, sans lésion rénale appréciable, que furent obtenus les résultats les plus remarquables. ;

8° Les sujets atteints d’artériosclérose légère, mais sans albuminurie, furent améliorés, surtout au point de vue fonctionnel.

9° Chez les hypertendus albuminuriques, la pression fut parfois abaïissée, mais sans qu’il s’ensuivit d'amélioration fonctionnelle.

10° Le résultat du traitement a été nul à tous les points de vue chez les artérioscléreux albuminuriques.

Mais l’irradiation des surrénales ne se traduit pas seulement par une action sur la tension artérielle.

Driesel en 1920, Beumer en 1921 invoquent l’action antagoniste du pancréas et des surrénales : Le pancréas insuffisant produit la glycémie, la surrénale en hyperfonctionnement produit aussi la glycémie. Pour diminuer la glycémie par la surrénale, il faut donc diminuer son fonctionnement. Ils irradièrent la sur-

Laon? Lier

rénale et, comme l’on devait s’y attendre, diminuèrent la glycémie.

Strauss et Rother en 1924 confirmèrent cet abaissement de la glycémie par l’irradiation des surrénales.

Stephan et Leschke obtiennent de même un abaïssement de l’élimination du sucre et un relèvement de la tolérance pour les hydrates de carbone.

Hôpfner a pu exercer par les rayons X, une influence favorable, passagère sur la glycémie.

Sarkewitch irradiant la surrénale avec de faibles doses vit doubler le taux de la glycémie. Deux jours après, il l’irradia à nouveau, mais avec des doses plus fortes et vit la glycémie tomber de moitié.

L’irradiation des surrénales semble avoir aussi une répercussion sur le sang .

Stephan observe la diminution du nombre des globules rouges.

Sarkewitch en irradiant les surrénales d’un individu sain vit le nombre des thrombocytes et des leucocytes augmenter, cela d’ailleurs pour de faibles doses qui faisaient aussi augmenter la pression. Deux jours après l’état normal se rétablit. Il fit alors sur le même sujet des doses paralysantes : dans tous les cas la pression artérielle décrut, et le nombre des thrombocytes, érythrocytes et leucocytes baïssa nettement.

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