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CONCLUSIONS

Certes la radiothérapie surrénale n’est encore qu'un chapitre à peine ébauché, mais qui s'enrichit chaque jour de constatations cliniques et expérimentales. Depuis que Zimmern et Cottenot ont ouvert l'ère des recherches concernant l’action des rayons X sur les surrénales les travaux qui ont suivi n’ont rien fait perdre de leur valeur aux résultats de ces auteurs. Les remarquables observations de Smithies, de Stephan, de Hohlfelder et Peiper et le cas de Laubry paraissent assez démonstratifs pour appeler des recherches complémentaires sur cette question.

De la rapide revue que nous avons tentée dans ce travail, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :

1° L’irradiation méthodique des surrénales a jeté un jour nouveau sur leur physiologie pathologique. Elle a permis de vérifier l’origine surrénalienne de certains syndromes.

2° Parmi ces syndromes, il convient de mentionner l’hyperépinéphrie, facteur d’hypertension et surtout d’hypertension paroxystique.

3° La radiothérapie surrénale dans le traitement de l'hypertension paroxystique mérite de se développer car elle abaisse la pression artérielle. Pour l’hypertension permanente il convient de sélectionner les cas, ainsi que Zimmern et Cottenot l'ont déjà indiqué en 1913.

GG

4 Les modifications de la glycémie par l'irradiation surrénale, incitent à poursuivre des recherches dans ce sens notamment chez les enfants où Îla radiothérapie surrénale pourrait devenir une thérapeutique adjuvante précieuse, si du moins il est permis de rapprocher cette conception des résultats thérapeutiques bien établis dans d’autres syndromes endocriniens chez l'enfant à savoir lhypertrophie thymique et le gigantisme.

5° Il semble hors de doute que les surrénales saines résistent à l’action des rayons X. Ce n’est qu’au cours d’irradiations massives et intenses, par des très fortes doses, par con$équent qu’elles peuvent être altérées, et, c’est ce qui fait qu’il convient de protéger les surrénales chaque fois qu’elles risquent au cours de certains traitements, de recevoir des doses importantes de rayons X.

6° Le mode d’action des rayons de Rœntgen sur les surrénales est encore obscur. Dans certains cas, lorsque la glande présente une radiosensibilité particulière (adénome) une action directe est parfaitement admissible. Mais il est probable que l’hypotension obtenue dans d’autres cas, avec des doses relativement trop faibles pour permettre de songer à une action directe, doit relever d’une action sur le système neuro-végétatif.

Vu, le Doyen, Vu, le Président de la Thèse, M. ROGER M. CARNOT

Vu et permis d'imprimer, Le Recteur de l’Académie de Paris, M. CHARLÉTY

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