CHAPITRE V
Mode d'action.
L’expérimentation et la rareté de certains accidents thérapeutiques (observation -de Smithies) nous montrent que des doses considérables sont nécessaires pour frapper le parenchyme surrénal. D’autre part les doses thérapeutiques employées sont relativement faibles. Cependant leur action est incontestable. C’est ainsi que chez certains hypertendus sans lésions rénales quelques séances de doses relativement faibles suffisent pour améliorer des troubles fonctionnels importants et abaisser nettement la pression.
Aussi, nous pensons avec Zimmern qu’il est difficile d'admettre dans ces cas que les rayons X agissent par agression sur les éléments cellulaires endocriniens. Leur action doit s’expliquer par un autre mécanisme. Ce problème semble donc assez mystérieux (comme par exemple celui de laction des rayons ultra-violets sur la régulation de la phosphatémie et de la calcémie).
De nouvelles hypothèses sont nécessaires. Les dis-
cordances observées entre l’action histologique appa-
FEAT
remment nulle des doses thérapeutiques des rayons X et leur influence fonctionnelle indéniable sur les syndromes d’hyperépinéphrie amènent à attribuer une part importante aux réactions du:système neuro-végétatif (1). On tend d’ailleurs de plus en plus à les prendre en considération dans l’explication, des effets de la radiothérapie. Et l’on sait que, à faibles doses, les rayons X ont une action modificatrice sur le système vago-sympathique (exemple : l’asthme essentiel). On peut rapprocher ces considérations du fait que Philips et Tunick ont obtenu des résultats dans l’angiospasme, en irradiant la colonne vertébrale. Il s'agirait en somme de quelque chose d’analogue à la résection des filets nerveux.
Mais cette importante question est à l'étude. Des recherches sont actuellement en cours sur ce sujet dans le service de M: Zimmern.
Tout récemment en effet Zimmern et Chaïilley-Bert viennent de constater chez le chien l’abaissement du tonus vagal par l'irradiation du pneumogastrique au cou.
(1) Il est intéressant de noter ici les relations importantes qui unissent le sympathique et le tissu chromaffine.