SCÈNE XIV
BADUREAU, THÉRÈSE **.
THÉRÈSE
Monsieur Badureau !... que vous a donc fait ce brave garçon ?
BADUREAU, ovcc Véhémence.
Ah ! ne me le demandez pas... vous nepourriez pas le croire ! tout se ligue contre moi, tout ! tout! tout! Voyez ma détresse... mais vous, vous ne m'abandonnerez pas, n'est-ce pas?.. (Il l'embrasse.) Vous me protégerez, vous travaillerez pour moi... pour moi seul, pour que je sois libre et à l'abri de tout souci. (Se reprenant.) Non... c'est-àdire que c'est moi qui...
THÉRÈSE
Que vous êtes bon !
BADUREAU.
C'est ce que je disais... Ah! que vous avez bien fait de revenir! (// l'embrasse.)
THÉRÈSE
Et pourtant j'hésitais... d'abord, en sortant d'ici j'ai trouvé sur mon chemin ce Monsieur... Vous servez ?
BADUREAU, affirmant.
Le veau...
THÉRÈSE
En apprenant que vous m'aviez offert un asile, il s'est mis en fureur et m'a déclaré que si j'avais le malheur d'aimer un autre que lui, il le tuerait. BADUREAU, frémissant.
Sacrebleu!.. il est plein d'énergie, ce gaillardlà !...
THÉRÈSE
Air de lu Haine d'une femme.
Je s;iis qu' votre âme est afTermic Et que rien n' vous cause d'efl'roi.
BADUREAU, à part.
C'est vraiment un" chose inouïe, La lionne opinion quelle a d' moi.
THÉRÈSE
Mais, moi, j' tremblais en sa présence.
BADUREAU.
Pourquoi donc trembler, s'il vous plait ?
THKRÈSE.
C'est qu'un' ferara', ça n'a pas d' défense ; Non, un' femm', ça n'a pas d' défense.
BADURKAU.
Et c'est heureux, car ça s'raitlaidl Oui, des défens's, ça s'rait fort laid !
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