‹ Un Classique Moderne William Congreve Sa Vie, Son ŒuvreChapitre 10 sur 70 · RACE · texte numérisé non relu

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en

l'avons faite jusqu'ici, c est entr pour éclaircir

“un point, cardinal à notre avis, de l’existence de Congreve. . biographes taisant ou déformant les données essentielles d'une existence, se plai ignent ensuite de ne pas voir l’homme :

nous le représentent sans jeunesse. Ils se plaignent ensuite

mènent ainsi jusqu’à l’âge mûr et nous le montrent alors dans

: de se$ riches soupers ee et, cela fait, se accompagnent de + « ie » homme au tombeau. Fa :

te . lisant, on se nn à juste titre quelle ee donne était donc cet amant heureux des muses, ce brillant produit d'une époque assez libertine ? quelles passions bouil- Jonnaient en lui ? et quelle vie il à pu par suite méêttre sur la scène ? A cela ils répondent : une vie aussi artificielle que l’a été la sienne propre !.… A FN à

u = Or; Congreve, comme nous allons le voir par tant d’autres preuves, n’a pas été du tout artificiel. Au contraire, doué de # cette beauté distinguée et mâle, au milieu d’une société dans le brillant et la frivolité de laquelle il se reflétait, Congreve était, à 24 ans, après un succès théâtral unique dans les an- nales, un jeune homme qui venait puiser à pleines mains dans cette vie de plaisir qui s’offrait à lui, exubérante.

L'un des premiers présents qu elle lui a offerts était la

- belle artiste aux yeux noirs, au blanc visage éclairé à tout ins-

Le tant d’ une fugitive rougeur, poursuivie de tous côtés par une . légion d’ amoureux, amoureuse elle-même d’un bel acteur qui

ns

“ils chantent le génie d’un poète et la beauté d’un Beau et ils © | ; au il a mené une vie incroyablement vide et monotone. Ils le

Sr société d° une autre femme qu’ il voyait journellement, de delle ila laissé toute sa ne — rien que pour s'acquitter

Pr.

» riage auquel croyaient É honnêteté de la femme et peut-être celle.

= l'a à aimée après u une cour dde en vue … in n

de Congreve lui-même. A un moment donné leur mariage était de notoriété publique. Cependant a chose qui dévoile un autre

“trait du. caractère du mondain Congreve — rs) est que ce mariage n’a certainement pas existé et il serait plus logique - — . comme on l’a d’ ailleurs suggéré 12 = — de croire que cétait un me “bruit entretenu par les deux amants € eux-mêmes, surtout pare l'actrice, pour justifier Hot à un certain point l'intimité de e

leurs relations. LR nr HAS

Mais Congreve ne l'en a pas aimée moins nano et. ‘avec moins de passion (3). Et non seulement sa vie, mais encore son œuvre se sont ressenties de cet amour. Si dans « The Old .

Bachelor », Silvia est un caractère de femme douteuse, Cynthia,

Ar

Angélica, Millamant et Alméria, toutes ces femmes, dans les- : es

quelles Congreve conserve avec persévérance un recoin pur et idéal, sont une seule et même femme, la toute charmante Mrs. S . # . = {

(1) On veut la faire aussi venir du comté de Stafford. (2) V. C. Cibber.

En

(3) Leur liaison est esquissée avec charme dans le fragment du « New Atalan- |

tis » où Mr, Gosse a deviné sous les noms de « Myra » et de « favori des Muses »,

mos amants eux-mêmes. Mrs. Delarivière-Manley fait encore allusion à l'actrice,

mais sans qu'il y soit question Ou poète : The admirable Bracilla... who in some things wou’d be only excel'd by the incomparable Berenice (Mrs Barry) in most but by herself and in all was the usefullest as well the most se à woman of the stage. (Page 210).

Me 4

re

+ dit es dans É rôle Fe Fa une autre actrice re ; meuse, l’ancienne favorite de Rochester, Mrs. Barry, «éclipsait» Mrs. Bracegirdle dans celui d’Alméria, chose contraire au but

rôle que Congreve écrivit pour elle. « Les chansons des pièces. rôle que Congreve écrivit pour elle. « Les chansons des pièces lui étaient de même indirectement adressées », et dans nombre : te chansons qui renferment l'inspiration de Congreve, 4 ee plus délicate parce que la plus sincère, on peut entendre comme ne vraies paroles d'amour. a Ro —

“Lu d’ entre les de jeunes raconte les premiers moments Fe + de cette aventure dans un duo d’amour plein fe savoureuse ce aminere : Pt

Pious Selinda goes to Prayers Pr ; sr,

- Whenever I ask her Favour | Yet the tender,Fool's in tears

se = When she believes l’Il leave her.

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