‹ Un Classique Moderne William Congreve Sa Vie, Son ŒuvreChapitre 14 sur 70 · PACE JAN · texte numérisé non relu

PACE JAN

(1) « Mr. Congreve will in some tim give us another play ; you may judre | by this (The O. B.) how rase it will be », (The Gentl. Jour,, Feb. 1692/3).

(2) Malone dit, « vers son milieu! » : Mais La London Gazette du 23-27 mars 160 £ à (23) l'annonce (en même temps avec ja troisième édition du « old Bachelor DER TAN TES ee : ds paru) « “pour le prochain trimestre »: k &

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x one. Hs sage que Lu. 16 panéeyristes cités s plus haut, ee. ae de Copa non seulement élève aux nues « son me

Yet may + rising ones. be = Secure. from all the blasts of. Poetry. etc; ce -Nor to a Patron prostitute thy Mind. der Ven Tho” great in Fame, believe me, ce youth, | Believe this oft. experienced Truth etc.

ThoS Thow’rt above - what vulgar Poéts fear Trust no the ungrateful World too far. ñ

rte pressentiment de la réception de « The Double : | Dealer » » ou de l'attaque de Collier ? Notre poète — tout à la fièvre de son premier succès — se serait-il douté de la profondê vérité des. paroles de Yalden ? Si oui, combien de fautes et d’amertumes se serait épargnées É enfant terrible « qu’il devenait

ie ne Fe

pe

me v4 est, a vers 4 Vies époque que “Dryden cite Con- 2 nn. tout aussi cordialement dans sa lettre adressée de Nor- “ thamptonshire à son éditeur qui était. en même temps celui de … Congreve, Jacob Tonson, lettre du 30 août 1693, qu’il termine en disant: A

« J’ aime. Mr. Congreve et je voudrais que vous 1 disiez avec quel plaisir je reçois ses paroles de souvenir. Je lui souhaite

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été afent aussi de Londres, comme on va Je vo 11 à une autre lettre de Dryden, donne encore au Théâtre Royal du Drury Lané en Novembre (4) sa deuxième pièci Dealer ». Swift, qui de Kilkenny et du Trinity College où il. - était passé peu avant Congreve n’a jamais laissé jusqu’ à présent de traces de ses rapports avec le poète, apparaît à cette occasion

Épiie 8 dans

pour la première fois dans sa carrière littéraire.

Pendant les années dans lesquelles Congreve faisait sa for- à tune littéraire, il se trouvait la plupart du temps hors de Lon . dres, chez Temple à Moor Park près de Farnham - += où sa.

correspondance nous le fait voir “="en Irlande chez Sir Robert

Southwell et puis de nouveau en Surrey et à | Oxford. Ses rela-

tions de jeunesse avec Congreve, si rares qu’elles fussent — et. tout porte à croire qu’elles n étaient pas encore si suivies,

remontent donc — quelques doutes qu’on ait “exprimé là-des-

« The Double

£Eus — au temps de leurs études. Ce n’est que grâce à ces. pre- ee =

mières relations que, même absent de Londres, Swift continuait

à ne pas perdre de vue le poète et préparait pour Jui des vers qui n’attendaient pour paraître que le moment favorable.

Or, dans une lettre du 6 décembre 1693 (2) adressée à | Tho- +. ee

mas Swift (sans doute de Moor Park) i il nous donne

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relation que voici :

« Je te prie de prendre de meilleures ne sur ce que tu veux dire en me recommandant de garder les vers pour la

prochaine pièce de Will. Congreve, car je te lavoue, ils étaient

(1) Malone (d’après Gent]. Journal I, 377). | (2) Elrington Ball, I (Supplemental Letters). :

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À . dépendra he résultat que 1e aurai appris. D y a à quel- = que 250 vers non- pindariques, et si je savais quelque chose sur

dont tu + rien ne presse, car ce que je es c’est qu ls

soient po avant elle; je te Lu donc de me ne Savoir

Mr. Thomas Swift, que J'ai. connu autrefois, je les lui enver-

: rais pour avoir son avis, mais à à toi, ce > serait un malheur, et là-

dessus j Je termine Le

ner, nous permet de juger É atmosphère dans laquelle « The Dou-

ble Dealer » allait être joué. Le doute flotte dans l'esprit de - : - Swift, qui d'ailleurs a écrit des vers à l’adresse de Congreve

. pas spécialement pour la pièce en questioh, mais comme un

et surtout après le succès de son début, et qui devait être publié à l’ occasion présente. A

Ecrits en Novembre, (1) et ai l’ on de la pièce sur

ja scène, ces vers au fond précèdent l’épître dont nous allons

parler. Mais SWift manqua l'occasion de les publier avant la pièce, car celle-ci parut le 4 décembre 1693, c’est-à-dire deux jours avant sa lettre de Moor Park.

Nous allons donc les citer ici, quoiqu’ils ne fassent trop

- d'honneur ni au sujet ni à eue auteur. Ù

Like he victorious wren. perch’d on the eagle’ s wing Thus I 100k down with mercy on the age By hopes my Congreve will reform the stage

4 V. « written in November » (Swift : Poetical Works).

Cette lettre, avec celle & Th. Swift que nous POUVONS de

éloge général du poète, probablement médité depuis longtemps, à

et « nsurpers | Of the pit»

FE s'ataquant à rs aussi |

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ee ni RE Re 1e stock ie ei à - REA From broken Pape 0e us oi vour brain.

Déns ces circonstances, . était nt . À | Dealer » d’avoir le succès de « «C The Old Bachelor ». ublic une première fois, avait été conquis peut-être un peu à à l'impro. = viste. Comme il. arrive souvent, il fallait avoir à compense aves

cu revirement de l opinion. Fe

: La pièce avait, il faut l’avouer, de . de dont nous parlerons en temps et lieu. Tout autre se serait consolé de cet insuccès partiel et relatif, mais pas entente gâté qu'était

avons pas connue jusqu’à | présent, “1 . te pe révolte

contre le public et la critique de son temps.

Dans la dédicace à Charles Montagu, sous la première forme Re apparue en tête de T édition du 4 décembre 1693 de la pièce, a : de parle d’un public inconscient, et de critiques incultes — qui ve d ailleurs ne méritent aucune attention. se = 2

En revanche, le poète est enchanté d’avoir plu à à Cire on tagu dont le patronage a valu à sa pièce un nombreux auditoire

personnes de qualité et pal fait réussir avant d'être | jouée. f . “des sur dl scène, © était 7e AE sun été

AS 2 e Us ont été si envers une comédie. fort impare ue je me sens leur obligé. » Rte

à ras aux mauvaises ee «€ je crois qu 1: Y a quelques imbéciles qui m’ en veulent; et je me contente de ne pas écrire pour eux, mais sur eux. Re es

Retenons cette «C hardie confession » comme | Congreve ! la nomme lui-même. Re ee Roue Fee cr | Congreve a supprimé ces passages de . préface à la Te 8 al me édition. La colère de l’homme était déjà passée ; ils 2 “livre à une analyse un peu plus objective des faues qu'il se : reconnait en qpelque s0me :

È Mais telle quélle, ne n’en révèle pas moins un ééient du : . caractère du poète. L PE

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Si nous avons vu jusqu à. présent Congreve comme auteur et comme poète, © est ici que nous le voyons pour la première fois comme homme, et il faut l'avouer, un homme pas très SYM- # pathique. D'une impulsivité que nous retrouverons encore chez luiet que son âge parviendrait difficilement à à expliquer, il nous De fait soupçonner à cette OCCasion son double trait de caractère, 2 “trait fondamental chez Congreve, et que Macaulay a si bien saisi : le gentleman et l’é écrivain, le favori des salons et celui " des muses. + es VE bonheur, ilya eo p d’affectation dans ce manifeste, É - ee mais cette affectation elle-même est significative.

Dans Ja même préface nous .constatons que « The Double Dealer » » a eu une histoire analogue à la première pièce et a été

à s : LE ge

soumis à la lécige. de mous « Mécènes » p£ Fe quelques critiques. Il est à croire que q quelques modifications | Y- ont été Fe apportées, quoiqu’ il n’en parle pas, : mais sa à hâte à la faire

paraître frise de près la négligence. DE DE ME RONA ANSE RENE

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Nous constatons encore que si le els dd Congreve S’ est acerû au moins d’ un protecteur qui lui, sera très utile bientôt, par contre le poète a commencé à sentir, sans s’en soucier d'a. leurs outre mesure, les Coups de dent des critiques.

Dorénavant Congreve l’ homme et Congreve l'écrivain Yont se. ee trouver aux prises. Se viendront-ils en aide, se sauveronf- -ils ou bien se détruiront-ils l’un l’autre ? Voilà l’enigme qu offre à cet instant une des carrières littéraires les plus fascinantes et les : plus bizarres. Pour l'instant — si l’épitre de Swift arrive trop tard pour avoir 4 effet qu’ on lui a prêtée 2 Ün concours bien plus important vint à Congreve, de la part de Dryden, CONCOUTS qui va transformer subitement ce qui paraissait être une défaite : en une brillante victoire. Car, à côté de la dédicace ambigüe de 4 l’auteur au Lord Trésorier, resplendissait la louange, unique peut-être dans l'histoire littéraire, adressée par Po à l au teur. \

Dryden se trouvait à à présent « enveloppé d’un nuage sembiable » comme dit Scott, du fait de l’échec « simultané » de son « Love Triumphant ». (4) Dans son épître dédicatoire » qu’il envoya à « The Double Dealer » aura- t-il donc mis beaucoup de son chagrin personnel ?

Nous voudrions citer in extenso cette dédicace, si elle était :

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