END
Dir dans le cas des couples de cocus. Rien du cyclone
Le
de la vie, ou tout au moins de la bousculade vive de la comédie,
ni même du souffle vivifiant qui, en magnétisant les CORRE le É
fusionnerait en un tout EAU é HAN
“Le pas fait depiis le « Old dchetos » est cependant extra- |
ordinaire. De la comédie-revue, nous nous trouvons ici en ; pleine tragi-comédie. Car le « Double Dealer » est une tragi-co-
médie — avec, il est vrai, une forte teinte de comédie de caractère et de comédie de mœurs — et c’est là tout son défaut (1) :
Le genre peu conforme au talent de Congreve se borne à un
coup d’essai qui ne deviendra jamais un coup de maître.
« The Double Dealer » est un corps amorphe, une pièce
inorganique, d’autant plus froide et plus inexistante qu’elle est plus symétrique et plus travaillée. Mais en elle il n’y a pas,une
ligne, pas un geste — à l’exception peut-être de la menace du poignard de Lady Touchwood — pas un caractère qui ne parle æn soiæt ne trahisse le poète de race. ; mi
Dans sa deuxieme comédie, à l’âge de vingt- cinq ans, l’auteur se montre en possession de tous ses moyens. La conception sérieuse de la vie traduite en caractères, l’intuition comique, comme la vision générale du conflit des passions, la peinture sociale, la tendresse et l’intérêt pour tout ce qui est humain,
. Pentrain et surtout le dialogue d’une inspiration pétillante et,
par-dessus tout cela, esprit, qui fait d’un intriguant un héros
sympathique, d’ un cocu un frère bien aimé — il a tout cela à
sa portée.
(1) Cf. The Tragi-comedy which is the product of the English Theatre is one of the most monstrous inventions that ever entered inte à poets thought. Addison The Sp., n° 40, april 16, 1711.
Il lui faut une idée centrale et un peu plus d’incubation pour que le processus intérieur se produise, que tous les éléments s’agrègent et naissent à la vie.
Il lui faut encore un peu plus de maturité, peut-être même un petit échec... pour que, plus conscient de ses moyens, Congreve ne s’illusionne ni sur lui-même, ni sur le public et, donnant tout ce qu'il possède, produise un chef-d'œuvre (1).
(1) Geneste (II, 15) trouve à juste titre The Double Dealer « inferior te Congreve’s other comedies, but superior to those of almost any other writer. »
AA que ie mauvaises langues continuaient plus ee - belle à harceler Congreve, The Double Dealer ne s’en “achemi- à “
nait pas moins vers la huitième représentation.
Ce est à cette occasion que nous voyons apparaître un nou-
| veau personnage dans la vie de Congreve.
William Walsh. (4663-1708), l’auteur des « Lettres amou-
“ Ph et galantes » était surtout un homme du monde et un dilettante raffiné. Parrain, plus tard, des « Pastorales » et im-
horse par l’amitié de Pope qui devait le louer dans Essay
on Criticism trois ans après sa mort, il est surtout connu comme
l’auteur du précepte littéraire de « la correction comme le seul , moyen qui nous reste pour éxceller » (1).
La coupe élégante de son habit, son urbanité et aussi son amour de l’art classique le désignaïent également comme une
des personnes que Congreve devait cultiver. Dès le mois de
Juillet 1693, si nous admettons la date proposée (2), Dryden lui
écrivait un jeudi, à « Aberley neere Worcester » : « J’ai trans-
mis tes compliments à Congreve qui a quitté la ville pour un mois ou six semaines. »
S (1) The only way left of excellency : Spence’s Anecdotes. (2) Saintsbury : Dryden” s Works, XVIIL
() Lure
Mais en Décembre 1693, Dryden écrit à Walsh alors dans son ce
pays natal (f) : « J'ai transmis tes compliments à tous nos amis et spécialement à Congreve, qui t'envoie par le même courrier se
sa pièce en souvenir de lui et te demande l’honneur d’une plus
‘intime connaissance avec toi. The Double Dealer est très eriti- |
qué par une grande partie de la ville et est défendu seulement, par les meilleurs juges qui, comme tu le sais, | forment généralement la minorité. Cependant elle gagne du terrain de jour en jour et en est déjà à sa huitième représentation. Les femmes jugent qu’il a trop mis en relief leur corruption et les normes sont furieux contre lui parce qu’il dévoile leurs folies. »
Grâce aux circonstances dont nous avons, parlé et aux ane lités réelles qu il possédait, il était tout naturel que « The Double
Dealer » fît son chemin. Enfin l’honneur rendu à la pièce par
la présence de la reine Marie, qui, chose à noter, eut lieu peu de jours après l’apparition de la pièce (2) et la consacra, montre que le succès ne se fit pas attendre. Dès lors, sans jamais être une pièce favorite du public, elle n’ en reparut pas moins par intervalles sur l’affiche (3).
(1) Saintsbury, Dryden XVIII.
(2) Colley Cibber, Apology. x
(3) On rapporte, à l’occasion de cette visite, un incident intéressant qui met en lumière un côté du caractère de Congreve.
Kynaston tomba malade : le rôle de Touchwood fut confié à Colley Cibber, simple doublure à cette époque. Il s’en acquitta au delà de toutes les espérances et Congreve qui lui avait conseillé cet essai, mis en bonne disposition, le félicita et lui promit de parler de lui au comité ; il tint parole (a) et le jour de la paie, à la fin de la semaine, l'acteur ne fut pas peu enchanté de recevoir vingt nes au lieu de quinze. &
Dans le mois même marqué par la visite de la reine, le « Ne tleman'’s Journal » de Motteux est en mesure de publier ce qui suit :
(a) « He was as good as his word ».
a est sous ces auspices que commence pour notre poète J'aon ée 1694. Dans sa lettre déjà citée à sas Swift dit :
LE HENTEUA ete report from triends has o LT e à
Who heard you meant to write heroics next ; pee
"à fu Er For Tragedy, he know, would lose you quite UE And told you so at Will’s but t’other night.
« Je n’ai pas besoin de parler de « The Double Dealer » de Mr. Con-
greve (seule pièce nouvelle depuis ma dernière critique) après que
Dryden a donné son opinion à ce sujet. Cependant mon respect pour l'auteur ne ne ol pes de L'oe sous silence les vers ‘suivants :
ee. / To Mr. : Gongreve, by Mr. William Dove
(+) nr et, DIN du NRA comme J. W Marsh, ama- teur de vers d'occasion et de charades À nous allons donner ses vers in-extenso, comme une voix de plus du public et parce que nous les | voyons cités moe part FPS.
5 Since inspiration’s ceased, I fain would know To whom thy wond'rous store of wit we owe ?
’Tis more than e’er Philosophy could teach How imperfection should Perfection reach-:
Yet while thy works with native glory shine And sprightly Phrases render them Divine Whe think thou’rt sprung from the Prophetic Line. How smooth the current of thy Fancy glides.
It never ebbs, and knows no boist’rous Tides. No lofty nonsense in the Play appears With show of wit to please unskilful ears.
Thus we with pleasure and with wonder view That Charming Land'skip which thy Fancy drew. There, there, thy Genius revels in each part And lavish nature is improv'd by Art.
There's in thy Satire, as in Music, found Something that is pleasing in the sharpest Sound. Shure thy Soul acts in a divided state Free from the body, and exempt from Fate L -Go on, great Youth, but as thou hast begun The prize thou’lt merit e’re the Race is run.
fr
Comme le dit aussi | Mr. Hi cetie tragédie ne db être |
autre. que « The Mourning Bride ». L’ affinité profonde que « The Double Dealer » a-avec le genre tragique et l'insuccès | d’une comédie, nous font facilement croire que Congreve pensait maintenant à s’essayer surtout dans la tragédie. Il est PRES ble que Congreve passe l’année 1694 à tenter surtout cette voie. Mais comme production nouvelle nous n avons qu "un prologue à la reprise de « The Old Bachelor » sur Res de la reine, ce qui est bien peu pour sa fiévreuse ambition. |
En revanche, -cette année est dans la vie 4 poète une an-
née de recueillement et de rêves ambitieux. Un chef-d’ œuvre allait en sortir (4). | HAS Ton L
Thus fledg'd with honour, let thy Muse expand | Her infant wings and her swift Flight extend So far till a the Last she may come nigh,
Wycherléy's Fame and with his glory vye.
y ; Cette dédicace mérite l’attention aussi parce que c’est pour la première fois que le « Sublime Enfant » est rapproché de Wycherley et
rs en parallèle avec lui, Sa place entre Dryden et Wycherley est donc
admise de tous même après une pièce qui a eu un succès douteux mais qui ne lui en a pas moins attiré d'éloges.]
(1) C'est toujours en 1964 que Ch. Gildon publie une série d'essais, lettres critiques qu’il dédie à Dryden, Moyle, Dennis, Georges Granville, ete, pour la défense des diverses gloires littéraires du passé contre Rymer et son maître Rapin. Un essai de ce genre « at a vindication of the Love verses of Cowley and Waller (a) » est dédié à Congreve que Gildon choisit parmi les autorités littéraires du temps.
Une épigramme du même parait dans le Chorus Poetarum, 1694, sur
la « dernière maladie de Mmie Mohum et de Mr. Congreve. »
‘One fatal day a sympathetic fire \ Seized him that wrote, and her that did inspire,
Mohun the Muses’ theme, their Master Congreve,
Beauty and wit had like to have lain in one grave.
(a) Miscellanies Letters and Essays on several subjects. (London, 1904).
à ‘ us à Re enco re fameux, lui adresse dans le célèbre Account of the Greaa English Poets ? î Dans les vers dédiés à , Henri Sacheverell,
que date lR ee qu’ un jeune lettré d’ Oxford, pas —
Joseph Addison, simple M. A. très ferré sur les classiques et en quête. d’un patron, qui. avait justement été signalé au public par Dryden (1), commence par Chaucer et Spenser et, passant par « the great Cowley », « Milton with high: and haughty stalks», : Waller, Dryden «e grown old in age. », présente Congreve de la façon la plus honorable : È
How might we fear our English Poetry
That long has flourished should decay with thee
Did not the Muses’ other hope appear, 2 Harmonious Congreve ! whose fancy'’s Dur store Has given already much and. promised more, -Congreve shall still presume the fame alive.
And Dryden's Muse shall in his friend survive.
Singulière façon de justifier le silence du poète ! Mais les vers de Cildon paraissent la même année que la Quatrième Miscellanée de
Ê Dryden. Dans cette collection entre une traduction de Virgile (4 Georgique) par « Mr. Jo. Addison of Magdalen College » et une traduction
d'Horace « by the late Duke of Buckingham » figure outre le Prologue
to the Queen, upon her Majesty’s coming to see the Old Bachelor :
0 wou’d she shine with Rays more frequent here !
l'élégie à Cynthia que nous avons citée.
La coïncidence ne peut pas être fortuite et Mme Mohun doit être pour quelque chose dans l'état actuel du poète.
(1) Dryden fait place dans sa « Troisième Miscellanée » aux vers que celuici lui avait adressés de Magdalen College (June 2, 1693) sur ses traductions des classiques.
L idée, comme nous le voyons, que Léna "7 le conte 4% nuateur de Dryden était générale (D: HAT De SAS LA
Il doit avoir joué ég galement un rôle important dans la fameuse dispute qui éclata entre la direction de l’avide Rich et.
- les acteurs du Théâtre Royal avec le célèbre Betterton à leur
tête. Le conflit, suffisamment connu, devait se terminer, après
la visite que les acteurs firent au roi, par le triomphe de Cesar derniers. Le résultat en fut une nouvelle patente accordée et
l’ouverture d’un nouveau théâtre, sur l’emplacement d’un jeu de paume à à Lincoln’s Inn Fields au printemps de 1695. Mais le nouveau théâtre ne pouvait. être inauguré que . une pièce de | Congreve (2).
« Love for Love », selon Colley Cibber, avait été donnée à Drury Lane et c’est seulement parce que les formes n’étaient pas encore remplies que l’auteur eut la possibilité de la passer à Betterton (3). C’est dans son œuvre de 1694; elle absorba son activité au détriment de la tragédie projetée. Il est probable
que cette œuvre a suffi à l’occuper toute l’année. La mort de sa protectrice dut pourtant l’en détourner quelque temps. En effet la reine Mary mourut le 28 décembre 1694 et ce décès l’inscrit
parmi les nombreux bardes en deuil avec une faible élégie pastorale, « The Mourning Muse of Alexis » et, à la cassette royale
(1) Quant à Addison, il faut admettre qu’à cette époque Congreve, déjà dans les bonnes grâces de Montague, a présenté à celui-ci le jeune homme, et comme le reconnaît aussi Steele, a ainsi 1008 celui qui devait plus tard être l'auteur de Cato.
(2) Downes et Davies relatent même que dans la patente accordée pour le nouveau théâtre le nom de Congreve figurait à côté de celui de Betterton, Mrs. Bracegirdle et Mrs. Barry.
(3) « A narrow escape from falling into the ands of the patentees ».
Mr As
Po D in —
avec une grationtion d de 100 ivre, somme importante pour l Lee
poque (4): o
Mais one 1695 commençait A pour Congreve. .
Après la dissention entre les théâtres, pendant laquelle Drurÿ Lane lui-même dut fermer à cause de la grève, un autre théâtre
\ Q PR at F ne s’ouvrait avec un grand scandale à son passif et, à son actif, la
: renommée éclatante que, Betterton, entouré de Mrs. Bracegirdle, Mrs Barry, Mrs Bawman, Underwill, Sandford, l’inimitable
chere pouvait lui valoir.
Parmi eux Congreve a comme leur Providence. Pour le mettre dans leur jeu, il suffisait PAUTERE de la présence de
Mrs. Bracegirdle.… (2)
(1) PRE s Diary. FA
(2) Les “relations entre le jeune poète et la belle actrice devaient être
alors dans leur phase la plus tendre. L'aventure du jeune « Beau »
devenait un chapitre d'histoire littéraire. Dans le Numéro de Janvier.
Février 1694, « The Gentleman’s Journal », dans un article sur « L'amour déguisé » dans le genre du « Spectator » de plus tard, fait la psycholegie de la femme discrète dans laquelle il nous semble voir la « Diana » de Congreve. Quoiqu'il en soit, l’article se termine par la
publication, comme exemple de chanson d'amour, de quelques vers qui
sont justement sortis de la plume de Congreve : [l See, see, she wakes ! Sabina wakes And now the sun begins to rise Less glorious is the morn that breaks From:his bright beams, than her fair eyes.
With light united Day they give
But different Fates ev'ry Night fulfill. / How many by his warmth will live À How many will her coldness kill ?
Cette chanson est donc de l’année 1694 et, telle qu'elle est, dans sa grâce pleine de jeunesse, inspirée indubitablement par Mrs. Bracegirdle,
| Mais 14 nouvelle compagnie prend Congreve comme soie aux bénéfices qui devaient se monter à, des sommes considéra- sue 10e. avec l'obligation de n’ écrire que pour elle et de lui four- 1 ; “a nir une pièce par an (2) si sa santé le Jui permettait da) Son r° Hi
a - Malgré la défection de quelques acteurs, défection à laguelle on l'auteur fait allusion dans le prologue (3) (v. Colley. Cibber), la ae - Ne pièce fut jouée avec un succès éclatant. f; exécution admirable | | ; et la valeur incontestée de cette pièce que la plupart des cri- . ho | tiques nomment le chef-d'œuvre de Congreve, jointe à à l’origina- Fit a lité heureuse de ‘quelques caractères, tout était fait pour contri- | buer au succès mérité du poète (4).
L’ impression de Ja pièce en Mai 1695 nous montre Congreve sous la protection de Charles, Earl of Dorset, Lord Chamber-
À MES 4 © dt, > 4 ; w Ü 4 ?
(1) Dryden, in Charles time had same share with the King's company for which he bound himself to furnish two pieces a year (C, Cibber).
se) Mr. Gosse déduit de cette. clause qu'à l’âge de 25 ans Congreve avait déià ruiné sa santé par une vie désordonnée. Si nous devons en tirer cette conclusion, les motifs sont faibles, car cette clause est d'ordre & général et y est insérée naturellement pour couvrir tout retard ou acCi-. dent dans l'avenir. Comme on va le voir, ils ne tarderont pas à se produire.
(3 ) Mrs. Mountfort et Williams, pour | des motifs d'argent.
(4) Ce n’est pourtant pas le plus mérité des succès de Congreve. Cu comme le fait remarquer le chroniqueur de 1699, « la pièce, quoiqu'excellente en elle-même, avait cet énorme avantage d'être jouée à l'ouverture d’un théâtre et devant un public si bien disposé en faveur . acteurs que même avant d'ouvrir la bouche ils étaient couverts -
d’applaudissements prolongés. Cependant toutes ces conditions favorables ne lui ont pas valu un accueil plus re qu ’elle ne le méritait vraiment. » (a)
l (a) Cibber dit que la pièce Ch eu tellement de succès que la compagnie ne put jouer rien de plus jusqu’à la fin de la saison. 11 raconte aussi la reprise, un peu plus tard à Drury Lane du « Old Bachelor » contre Je « Hamlet » de
l’autre Maison. Powell mima Butterton dans Heartwell d’une façon, si drôle que « cela eut un etret merveilleux ». *
ain,
= le jour ‘et à qui ie dédie la pièce, sans ph Nous l'y . voyons plus habile que Dryden dans ses rapports avec ce « hons: liday writer ». Î y glisse avec finesse, sur la pente douce d’ une cita ation de Pline sur sa « Monarchie » » littéraire et il s adresse
tection. Ce qui l’y encourage c’est que ce grand homme lui a accordé. un sourire et une telle faveur rend un poste. indiseret comme une DM A NET A
ss chesse de Cleveland, nous montre Congreve en possession d’ une
= recommandation de Dryden. Elle nous le représente encore comme auteur en possession d’une autre vertu : la prudence. Car nous l’entendons confesser au Lord que sur la scène il a
coupé quelques passages et notamment toute une scène de l’acte
HI qui, bien qu’accentuant le caractère ridicule de Foresight, Jui faisait courir à lui Je risque d’une pièce trop longue. Alors il a été heureux de mutiler le caractère de Foresight toutes les fois qu’il l’a pu.
Abstraction faite du bon accueil que la ville lui avait fait, il F aurait voulu encore plus courte. |
— Une première leçon avait donc bien servi au poète qui main-
tenant craint la « prolixité » et l’ennui qui en résulte.
Congreve cherche également les bonnes grâces du public dans le prologue, où après une courte histoire du Nouveau Théâtre, il se donne comme quelqu'un qui est :
Since the Plain Dealer scenes of manly rage
celui qui : F :
Fe plutôt aux vertus qu’aux talents de celui dont il brigue la pro-.
La dédicace, qui nous rappelle celle de Wycherley à la Du-
autre protection, qui certainement a suivi de près la première
‘ ns RE Te
Has dared to dasu his. crying age l
mais une fois cette hardie « «tentative. » faite,
HE L Yet nopes there’ Ê no o ill manners i in Rs play 4
nl
(de ces mauvaises MŒUrS qui ont déni dans la pièce précée
JEcte D ENS 5 ï ST NET Re AR
Dans cette attitude ce n rt done pas seulement Va an que « Love for Love » nous montre Congreve plus vieux. (D
Love for Love
À à 3 QUE ANS
1 Jeune viveur, Valentin a fini par scandaliser Sir Sampson Legend par ses extravagances. Son père. lui a coupé les vivres et voilà notre jeune prodigue réduit dans un appartement sommaire à la companie d’Epictète, à Sénèque et de Platon ! Ceux-ci te au moins vos dettes ? demande le spirituel serviteur, qui a entendu ces noms dans la Rouche d'un de ces anciens maîtres de Cambridge.
Mais ce qui augmente encore les plaintes de Jérémie, c'est que, si l'incorrigible jeune homme s’est décidé à remplacer par de savantes lectures les voitures et les livrées, sa sagesse ne va pas jusqu’à le faire ;s renoncer également à la poursuite d'Angélique. ;
Car tout ruiné qu'il est, Vaientin ne se laisse pas décourager par le double jeu d'Angélique. Si ses extravagances ne l’ont pas impressionnée, au moins sa situation présente la touchera-t-elle ?
Mais voilà l'intendant de Sir Sampson Legend ; il vient de la part de son maître communiquer à Valentin que le père lui propose de renoncer, contre quatre mille livres, à son droit d’aînesse en faveur de son cadet, le marin Ben, dont on attend le retour prochain.
(1) C'est maintenant qu'il donne à son ami Charles Hopkins en réponse sans doute aux vers, écrits par ce dernier à l’occasion de « The
Old Bachelor », un prologue à sa tragédie « Pyrrhus », jouée à Ja
même époque que Love for Love ep. au tale théâtre. :
5 Valentin se | voit obligé, : sa situation précaire, d'accepter: cette proposition au il avait déjà ae précédemment.
__ superstitieux et niais que nous voyons justement demander au valet
\ et à la nurse où est leur maîtresse. Il est clair que Mrs. Foresight, sœur de Mrs. Frail, ne s'inquiète pas beaucoup de son pauvre mart
: et aime passer plus de temps hors de la maison que dans son ménage.
Par contre, nous voyons Angélique à la maison priant justement Son oncle de lui prêter sa voiture, la sienne étant en réparation.
Une fois Angélique partie, Sir ‘Sampson entre tout joyeux, brandissant en min l’acte de renonciation, « signatum, sigillatum et delibe. ratum ».
La chose est d'autant plus importante qu'ils ont formé Je plan de marier Ben -— aiñsi doté — à Miss Prue, la fille même de Foresigh},
d’un premier lit.
La joie de Sir Sampson est interrompue par Jérémie qui annonce l’arrivée de Valentin, venu faire sa première visite après sa délivrance. ;
Mais, come celle-ci vient de sortir à la promenade, il va la cher- !
Cher. Mrs. Foresight et Mrs. Frail rentrent.
Les sœurs reviennent en se reprochant sans doute certaines irrégularités de conduite. Mais, comme elles finissent par se trouver l'une l’autre en défaut, les libertines en arrivent à la conclusion que « puisque chacune d'elles a son péché », au lieu de se formaliser, elles feraient mieux de s’aider mutuellement ; un pacte a lieu entre elles, pacte d’intrigue et de ce Elles préparent même un coup : on attend Ben pour le marier à Miss Prue. Or, celle-ci est amoureuse de Tattle. Si elles embrouillaient les choses de manière à pousser la
jeune fille vers le fat et faire « virer » Ben vers la joyeuse veuve !
Mrs. Frail mettrait ainsi le grappin sur une jolie fortune et un charmant mari | Juste à ce moment entre Tattle flirtant avec Miss Prue ravie.
III Peu après, nous voyons la Nurse courir après elle en criant : « Miss Prue, Miss Prue ». Certainement elle a dû s’enfermer dans sa chambre pour faire sa prière avant de se coucher, 5e dit la bonne femme |!
En revenant au salon, nous y voyons avec Scandal, son ami, Valentin qui a trouvé enfin Angélique ; les deux jeunes gens ont ‘une conversation animée, Angélique fait la méchante,