‹ Un Classique Moderne William Congreve Sa Vie, Son ŒuvreChapitre 22 sur 70 · NO · texte numérisé non relu

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Concerne les caractères, mais jusqu’à eux, nous n’en appré- .

cierons pas moins l’action (4).

Peut-être Congreve avait-il de V amusante, quoiqu "inférieure |

‘comédie de Philip Massinger « À new Way to pay old Debts w.

Mais le comique attaché à la situation d’un jeune homme criblé de dettes est vieux comme le monde et le poète en aura | éprouvé personnellement l’amertume ou tout au moins l'aura connue chez son ami Wycherley. Le

| Quant au « Wit without money », la belle comédie de Fletcher qui devait être reprise au Queen’s Theatre in Hay-Market

en 1708, le commencement (1) comme le dénouement et sur-

tout :

la situation d’un jeune homme qui veut vivre aux dépens de son esprit et n’échappe aux difficultés que grâce à une riche veuve qui l’aime, sont des thèmes qui prouvent que Congreve a peut-être parcouru cette belle comédie; mais il serait difficile d’y voir le moindre emprunt. Le sujet de la pièce est autre et se développe d’après un plan complètement différent. Le Valentin

de Fletcher n’a de commun avec le héros de Congreve que le

(1) Le seul point commun avec Molière est 1. scène du créancier, inspirée évidemment de Don Juan. W. Moseley Kerby trouve des rapprochements avec le « Cocu Imaginaire ».

(2) Merchant : When saw you Valentine ?

Lovegood : Not since the horse race. He’s taken up with those that

Woo the widow.

‘ Merchant : How can he live by snaiches from such poeple ? He bore a Worthy mind,

Lovegood : Alas, he’s sunk ! His means are gone ; he wants, and,

which is worse, takes a delight in doing so..

Merchant : Thaïi's strange.

Lovegood : Runs lunatic, if you but talk of states.

US

nom ; de même, Vent Bellamore et la veuve Lady Heartwell n’ont fourni à notre poète que des noms propres pour « The Old | Bachelor ». Mais le chef-d’ œuvre de Congreve paraît plus ap- F ; parenté avec « The Elder Brother ». La comédie de Fletcher et :

Massinger, dont une partie passera en 1701 dans « Love makes “a man or the Fop's Fortune » de Cibber, contient un frère aîné, Charles, passionné pour Pétude, surtout pour l'astronomie (quelques noms propres vont passer d’ici dans la bouche de Foresight), déshérité par un père rustaud, Brisac, en faveur de __son cadet Eustace à à qui l’on veut passer aussi un bon parti en

la personne d’Angélina. Le centre de la pièce est non seulement la conquête d’Angelina par la grandeur d’âme et l’amour de Charles, mais la conversion, à la cause de son frère aîné, d’Eustace lui-même, qui, avec le conciliant oncle Miramont, sauve Angelina des mains de son père lorsque celui-ci veut l’emmener de force à Paris. Comme nous le voyons, c’est une pièce tout | autre, mais qui part d’un motif qui n’aura pas mére d’influencer Congreve.

Quant au thème principal, la feinte folie, remarquons que c’est l’un de ceux qui ont été traités le plus rarement dans la comédie; et la manière dont Congreve l’exploite lui appartient en propre. Il est vrai que, en écrivant l’admirable quatrième acte, Congreve avait déjà lu « The Wild Goose-Chase ». La pièce de Fletcher, l’une des plus goûtées sous la Restauration, est celle qui avait mis en relief à Cockpit (Drury Lane) le talent de Betterton à la veille de l’avènement de Charles IT et qui devait être imitée par Farquhar dans « The Inconstant or the Way to turn him » (1702). Congreve n’est pas allé si loin; mais la scène III du quatrième acte lui a certainement fourni quelques idées pour la composition de la scène de la folie.

Oriana se décide aussi à faire la folle, ‘certainement: pas

‘1 pour tromper son père ou. pour mettre quelqu’ un à à l'épreuve mais seulement pour attendrir l'irréductible « Jars sauvage os Mirabell (nom utilisé ailleurs aussi par Congreve) . Elle est ne apportée sur un Canapé par des valets dans le haïl de La-Cas- . 5 tre, le père indulgent de Mirabell (la scène se. passe à à Paris), e. juste au moment où Mirabell demande pos quel motif il aime rait la jeune fille qu il pepe D A Non ne ee

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