IT
By Music, minds an equal temper know
Nor swell too high, nor sink too low.
If in the breast tumultuous joys arise
‘Music her soft assuasive voice applies;
Or. when the soul is press’ with cares
Exalts her in enlivening airs.
Warriors she fires with animated
sounds
Pours balm into ine bleeding lover’s
. Wounds Melancholy lifts her head Morpheus rouses from his bed Sloth unfolds her arms and wakes List’ning Envy drops her snakes
Intestine war no more our passions
es wage And giddy Factions tear away. their s rage. Pope.
De même le Vers : :
EM : . See
« : Y. = ee D 4 Begin the powerful song, ye sacre nine Your instruments and voices join
| Harmony, SE and sweet ‘desire .
In every breast inspire ; ;
Revive the melancholy drooping heart And soft repose to restless fhoughts | : impart.
Appease the wrathful mind :
To dire revenge and death inclin’d, With balmy sounds his boiling blood À s assuage And melt to mild remorse “his bur- : ning rage.
?Tis done ; and now tumultuous pas sions cease
And all is hush’ä and all is peace
The weary world with Welcome ease is D blest
By music lull’d to pleasing rest. Congreve.
Soc as the flocks shook off the nightly dews (Pastorals : Spring, V. 17).
est une réminiscence de :
When woolly fioks their bleating cries renew. And from their fleecy sides first shake the silver dew. (Tears of Amaryllis for Amyntas)
tandis que :
‘The flocks arounû a dumb compassion Fe Re (Pestorals : Summer, V: he
. Re don PR ee UE io Ni or
| They (os dumb distress and new compasion show. (Ibid.)
… Comparons aussi les vers Hire dr # be se -
| Fade every - blossom, Sihee every tree Fade alle ye flow’rs, and wither all ’
* (Pastorals : Autumn, v. 33) ye woods. < Nor QVYy> Windsor 1 since thy shades (Mourning Muse of Alexis). : LEA | have seen For never was in Rome nor Athens ee AS right < a goadess, and as chaste a Res seen RO Etes : queen (2) So fair a circle, and so bright a queen. 2 = se EE LE 7 (rs Forest). pe os to Queen Mary). & Si les vers de The Birth of the Muse: te 4 r The Fates at length the blissful . have spun ee =
And bid it round in endiless circles fur | Pen.
rappellent ceux “dè st dre Redux- CE -3)
And now Time’s whiter series is begun Which in soft centuries shall smioothly run,
Fenton a, sans doute, imité les Tears of Amaryllis dans :
Ask not ihe cause why all the tune- In deep despair neglect the warbling
te - ful swains reed Who usä to fl the vales with tender And all their bleating flocks refuse to : ‘strains F teed. me.
PRE A Pastoral lamenting the Death of the late Marquis of oo :
Les mots par lesquels Pâris exprime : son embarras du choix entre les trois déesses :
2 PE Apart let me view then ee ; each heavenly fair For three at a time there's no mortal can bear.
- 4) The tiger @) Anne. Si.
Gay les a mis dans la bouche du paüvre Mackheath. ne
One wife. is tou much for most husbands to Fe
And two at a time there's s no mortal can bear. (Air 53) 7
x ou Thomas Yalden a voulu aussi “féliciter, en 4695, le roi pour la prise de Namur, il a eu recours naturellement à TOde
de Congreve.
Once more my Muse, resume thy
Lyre !
Of Heroes, Arms, ne lofty Triumphs sing ;
Strike body strike the unpractis’d
> : string !
“Tis William'’s Act my soaring thoughis inspire
And animate my breast with molten À s îire.
Of arms and war my muse aspires 40 < { sing
And strikes the HS ‘upon an untry’d £ string ;
New fire informs my soul, unfelt before
And on new Wing to heights unknown I soar.
Assez ennuyeuse, l'Ode à Lord Godolphin n’a pas semblé si insupportable à Gray. Le dernier vers de la strophe VI :
And soars with rapture while she sings
a passé dans le vers 123 de The Bard :
Bright Rapture calls, and soaring as she sings.
Au siècle suivant deux vers de Congreve ont eu plus de bonheur
encore. /
Austin Dobson a trouvé . les derniers vers du dernier
sonnet (Bright Star) de Keats :
Still, still to hear her tender taken breath
se to live ever or else swoon to death.
l te évident de la finale de l ode à Mrs. Arabella Fi.
SE es
Wishing for ever in that state to lie For ever to be dying so, yet ever die. :
Si Shelley n’a | pas songé à cela ne il GE l’ode To seau Singing : ù * -
À — - Thus to be lost and thus to sing and die |
en tout cas il paraît avoir eu dans l'oreille le vers qui à hanté aussi celle de Gray quand il terminait la strophe IT de « To
a Skylard S'DAR EE +
Ps rs singing still dost soar and soaring ever singest.
Tennyson, lui aussi, est — = paraît-il — redevable à l’une des pièces “de Congreve d’au moins deux vers :
?Tis better to have loved and lost | ‘ Than never to have loved at all (In Mem XXVIL, st 4)
Cf. ’Tis better to be left, than never to have been loved.
(The Way of the World, Il). (1)
__ Si Byron se rappelait sa comédie avec une certaine nostalgie :
Then Congreve’s scenes could cheer or Otway's melt For Nature then an English audience felt.
(English Bards and Scotch Reviewers, 115- -116)
et donnait une dernière réponse à Collier :
1 ap And spite of puritans and Collier’s curse Plays make mankind no better and no worse.
: (Hints from Horace, 369-70) La comédie de mœurs, morte avec l’école de Congreve, était lente à ressusciter :
(1) Cf. aussi :
Defer not till to-morrow Heaven has no rage like love te
Congreve :
Young : Be hi to-day,
te be wise
To-morrow's sun to thee may never :
: rise (Letter to Cobham).
itis madness to defer (Night Thoughts, I, v. 290).
bhatred turned Nor hell a fury like a woman scorned (The M. Br., III,2) é — We shall find no fiend in hell can match the fury of a disappointed woman.
(Cibber’s Love'’s Last Shift, IV).
The dose of Comedy are gone alas ! | ; When ‘Congreve’ s 1001 could vie with Moliere S | bête. 4 Society is smoothed to that excess L ren That manners hardly differ more than dress.
- (Don Juan, Canto XIII, stanza 94)
L'époque victorienne, cette. « tache noire dans la bitté-
rature ariglaise » d’après ele a une autre tâche. Le théâtre réduit au mélodrame et à une tragédie moribonde fait place à la plus brillante floraison du roman. Mais, à la fin du XIX° siècle, il y à un revirement et une refonte des formes
littéraires. Avec la réforme de la prose et surtout de la poésie,
une renaissance du théâtre était inévitable. Nous assistons depuis lors au flot montant de la poésie dramatique. Le théâtre devient, non seulement en Angleterre, mais dans tous les pays civilisés, la forme la plus caractéristique de la littérature contemporaine. i ie
+ Avec Wilde la comédie de salon fait sa réapparition et avec” Sir Arthur Pinero elle menace de se rabaisser au cliché du.
drame bourgeois. * S Mais à partir de celui-ci, une évolution rapide a brisé les
formes surannées et les préjugés et a fait triompher le comique
pur chez le plus grand auteur comique de nos jours : Bernard
Shaw. Or, pour qui. examine de près l’art de ce génial polé- miste de la scène, il est impossible de ne pas songer aux Gladiateurs de la parole que Johnson voyait dans les personnages de Congreve. es
Loin de nous l’idée de faire de Bernard Shaw le disciple de notre auteur ! |; mais nous voulons seulement dire que s’il y a une manière dramatique dans laquelle son art puisse se ‘classer, c’est bien celle de Congreve.
Même verbalisme foudroyant et retour au « wit » comme
à une source comique en elle-même, qui coule une vie originale
F4 un système rique un peu factice — légèrement irréel ; — mêmes caractères, reconnaissables plutôt au mot qu’ au geste.
| L'idéologie en est sans doute différente : l’idée de l adultère
comme une forme... inévitable de la société, devient ici l’ obses-
sion, par exemple, du machinisme moderne; le libertinage de- vient l’individualisme, et sur le canevas de cette idée Bernard Shaw brode tous les problèmes de l’actualité, de même que Congreve avec ses Précieux exprimait la gamme de tous les états d'âme de la Restauration.
A peine quelques passions sommaires (1); un intellect raffiné, | bref, comédie de l’esprit et non de la passion — la comédie artificielle ! — Dans deux cents ans, lorsque tous les problèmes qu'aborde Mr. Bernard Shaw seront. hors de cause, il sera tout
| aussi « dépourvu d'intérêt humain » que Congreve, et alors vers. 2.000 un nouveau Lamb écrira une page rare pour l’absoudre __ d’immoralité ou d’anarchie dangereuses (1) en disant que sa ‘comédie ne doit pas être prise au sérieux, car elle n’est que le jeu génial d'êtres imaginaires, vivant dans leur monde comme dans une « Heartbreak House » — nous voulons dire une féerie !
— (1) «I think it was while rehearsing a translation of « Les Fourberies de Scapin » in Dublin and noticing how passiontess it all was. (Congreve) describes humour itself as the foundation of comedy, as à sin- gular and unavoidable way of doing anything peculiar to one man only...
Since then I have discovered an antagonism between all the old art and-our
>. new art of comedy and understand why I hated at nineteen years Thackeray’s
| novels and the new French painting. »
. Feats : Plays for an Irish Theatre.