‹ Un coin de ParisChapitre 18 sur 37 · I. Archives fies Domaines · texte numérisé non relu

I. Archives fies Domaines

V ôoo. S011 Ho, du 7 Mai i84o

N° 196, du 9 Mai i84o

Monsieur le Directeur,

L'hôtel de la rue de Lille N° 2 dont le rez-de-chaussée sert momentanément de Dépôt au mobilier de l'Etat est dans ce moment encombré d'effets de diverses natures provenant de saisies, d'épaves ou de remises faites au Domaine par les administrations publiques ; un grand nombre d'objets sont même déposés dans la Cour, faute de place dans le bâtiment ; cependant par vos lettres du 2/1 Mars, 21 Avril dernier et 7 mai courant, vous me chargez de recevoir immédiatement de l'administration des chemins de fer, du ministère des Finances et du ministère de la Guerre, des effets dont la vente doit être faite par le Domaine. Le défaut d'emplacement ne me permet pas de faire arriver de suite ces mobiliers au dépôt et je ne pourrai les recevoir qu'au fur et à mesure que ceux qui s'y trouvent maintenant seront vendus.

Il serait à désirer que l'administration pût établir son Dépôt dans un local plus spacieux, pour éviter que les opérations relatives aux ventes du mobilier de l'Etat n'éprouvent pas de retard. La création d'un nouveau Dépôt est d'autant plus nécessaire que l'hôtel de la rue de Lille étant déjà affecté à un service public, peut cesser d'un moment à l'autre d'être à la disposition de l'Administration.

Agréez, etc.

Le Vérificateur des Domaines A. F. Abraham '

Voici la réponse de l'Administration :

L'hôtel de la rue de Lille avait trouvé un acquéreur dans le propriétaire de la maison voisine, /j, rue de Lille: M. Boisgarnier, ce propriétaire, écrit le 20 avril i83q pour savoir de l'Administration si l'immeuble non occupé par l'Archevêque de Paris était à vendre, étant désireux de l'acquérir, si le prix qui serait fixé par des experts ne s'élevait pas au delà de ses calculs. On lui répond que pour le moment, aucune suite ne pouvait être donnée à cette demande. Il est assez curieux, en effet, que l'ordonnance qui affectait l'immeuble à l'Archevêque de Paris, n'avait pas été rapportée; on y pourvut, par une nouvelle ordonnance du G juillet i84 1 .

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