L. Batiflol, l. c, p
a. L. Batiffol, l. c, pp. 3o8-3on.
3. « On croyait, d'après Jaillot, que les rues de Bourbon (do Lille) et de Verneuil avaient été ouvertes sur les terrains du Pré aux Clercs. La raison de celte méprise, c'est qu'au xvne siècle, les limites du Pré ayant disparu en grande partie sous les maisons, on en a perdu le souvenir, et l'on a en même temps donné par extension le nom de Pré aux Clercs à des terrains qui étaient contigus à ce fief, mais qui n'en ont jamais fait partie. » (Berty, Faubourg St. Germain, p. 19.)
de i 3i5ooo livres tournois, furent mis en possession le 21 juin de l'année suivante. L'hôtel fut ensuite partagé entre les acquéreurs et la partie en bordure sur la rue de Seine forma trois grands lots » '.
La rue qui devait longer le parc ne fut créée qu'en iC/io et reçut le nom de rue de Bourbon2, en l'honneur de Henri II de Bourbon, fils naturel d'Henri IV, roi de France, et de Catherine-Henriette de Balzac, marquise de Verneuil. Ce prince, nommé premièrement Gaston, eut d'ailleurs une carrière assez accidentée; né au mois d'octobre 1601, il fut légitimé à Paris au mois de janvier i6o3; il fut pourvu des abbayes des Vaux-de-Cernay, etc., de Saint-Germain-des- Prés:\ et fut créé évoque de Metz. C'est comme abbé de Saint- Germain-des-Prés, sur le territoire duquel la nouvelle rue était siluée, qu'il en fut le patron4. Henri de Bourbon se fatigua de l'état religieux, et donna sa démission le 12 octobre 1669 en faveur de Jean-Casimir, roi de Pologne et de Suède; il avait été reçu duc et pair de France le i5 décembre i6G3; il prit le titre de duc de Verncuil sous lequel il fut ambassadeur en Angleterre en i665; l'année suivante, il était gouverneur du Languedoc; il épousa, le 29 octobre 16G8, Charlotte Séguiek, fille cadette du chancelier Pierre Séguier, et veuve de Françoîs-Maximilien de Béthune, duc de Sully; ce prince mourut sans enfants en son château de Verneuil, le 28 mai 1682 5; il fut enterré aux Carmélites de Pontoise et son cœur fut