‹ Un coin de ParisChapitre 2 sur 37 · Louis Batiflbl, l. c, p. 3oi · texte numérisé non relu

Louis Batiflbl, l. c, p. 3oi

2. Dans le l'hui île Quesnel (iGog), « Le palais et les vastes jardins de la reine Marguerite y apparaissent dans (ont leur développement ; le grand Pré-aux-Clercs est supprimé, comme le petit, et de longues allées d'arbres, se prolongeant jusqu'à l'extrémité de l'ancienne promenade des écoliers, marquent l'emplacement des futures rues de l'Université, de Verneuil et de Bourbon. » (Berty, Faubourg .S/. Germain, p. i4o.)

Le parc, jardin, allées, ou Cours de la Reine Marguerite s'etendoit loin dans le Pré aux Clercs en longeant la Seine ; il allait jusqu'à la halle Barbier qui se trouvoit rue du Bac, sur remplacement occupé depuis par l'hôtel des Mousquetaires. L'enclos du palais de la reine Marguerite en éloit séparé par la rue des Saints Pères. On entroit dans ce parc par une grille, visible, comme le reste, sur le plan de Mérian. La reine n'avoit pas osé à ce qu'il puait s'emparer de cette rue comme elle avoit luit de celle des Petits Augustins, qu'elle avoit, sans autre façon, englobée presque toute entière dans son enclos. Il avait son entrée rue de Seine et on en voit des traces au n" G. (X Fournier, l. c, IV, p. 17"), note.

Au mois de septembre 1606, la reine Marguerite, chassée par la peste de son habitation de la rue de Seine, se retira à Issy dans un logis auquel elle donna le nom de Petit Olympe, qu'elle acquit de Jean de la Haye, orfèvre du Boi, possesseur du fief de \ audétard et d'autres grands biens à Issy. Le Petit Olympe est aujourd'hui la maison succursale du séminaire de Saint-Sulpice. L'emplacement de la maison de La Haye est occupé par le pensionnat SainliNicolas. Cf. Département de la Seine Etal des Communes... Issy-les-Moulineaux, iqo3.

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(( meubles cl immeubles » au futur Louis XIII1, mais celait uuc femme terriblement dépensière, toujours à court d'argent, toujours quémandant des subsides à la reine Marie de Médicis, et surtout à Sully; lorsque Marguerite mourut le 27 avril i 61 5, en son hôtel de la rue de Seine, elle devait plus de 260000 écus. « Sa chambre était si pleine de créanciers que l'on n'y pouvait retourner2. »

Pour donner satisfaction aux nombreux créanciers qui réclamaient le paiement des dettes de la reine défunte, la vente du palais — qui avait été légué au roi — fut ordonnée, et un procès-verbal de visite et d'estimation fut dressé au mois d'avril 1620. Pour vendre plus facilement le parc de la reine Marguerite, l'on décida de percer une rue tout le long du parc depuis la rue publique allant du quai à l'hôpital la Charité jusqu'au bout du parc et de tracer trois autres rues allant de la rivière à la nouvelle voie. Cette dernière partie du programme ne parait pas avoir été exécutée ou tout au moins, si elle l'a été, il ne pouvait être question que des rues de Beaune, du Bac, de Poitiers ou de Bellechasse3 ; dans tous les cas, 1 immense propriété de l'ex- Reine de Navarre semble cire tombée entre les mains d'une bande noire. En effet, « l'hôtel de la Reine-Marguerite, y compris le parc, fut adjugé, le 1 1 mai 1G22, aux nommés Jacques de Garsaulan, sieur de Chambrejon, Jacques de Vassan, sieur de Massan, trésorier des parties casuelles; Jacques Potier, secrétaire des finances; Louis Le Barbier, contrôleur général des bois de l'Ile-de-France, et Joachim Sandras, sieur de Bellouard (ou \ illouars), commissaire de l'artillerie; lesquels, après avoir payé, le i3 avril 1G22, la somme

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