‹ Un coin de ParisChapitre 35 sur 37 · Archives Ecole L. O. V · texte numérisé non relu

Archives Ecole L. O. V

Le procès-verbal de prise de possession de l'immeuble par le Ministère de l'Instruction publique est daté du 3o septembre 1878 :

L'An Mil huit cent soixante treize, le trente du mois de septembre Nous soussignés,

Georges-Armand Liégeard Inspecteur des Domaines; délégué de Mr le Directeur des Domaines du département de la Seine

Et Charles Henri Auguste Schefer, délégué de Mr Le Ministre de l'Instruction publique,

Vu le décret du six Septembre courant portant que l'immeuble domanial situé à Paris, rue de Lille, n° 2, est affecté au Ministère de l'Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts, pour le service de l'Ecole spéciale des Langues Orientales vivantes,

Nous sommes transportés au dit Hôtel Domanial, rue de Lille, n° 2 que nous avons visité et décrit de la manière suivante :

Cet Hôtel est situé à l'intersection de la rue de Lille et de celle des saints Pères ; il occupe un terrain de forme rectangulaire d'une superficie de Huit cent cinquante quatre Mètres carrés, tenant, au Midi, à la rue de Lille; au Nord, à l'Hôtel ayant son entrée quai Malaquais n° 1 ; à l'Est, à la rue des Saints-Pères : et à l'Ouest, à Deux immeubles, l'un rue de Lille, n° 4 et l'autre quai Malaquais n° 3 ; il se compose de quatre corps de bâtiments ' , savoir :

Un premier bâtiment en façade sur la rue de Lille, élevé sur terre plein d'un rezde chaussée et d'un premier étage sous comble à deux egouts, couvert en ardoises ;

Un second bâtiment en aile droite sur la rue des Saints-Pères, élevé sur terre plein d'un rez de chaussée, d'un Entresol, d'un Premier Etage, et d'un second étage pratiqué dans le comble à deux egouts formant brisis, couvert eu ardoises.

Un troisième bâtiment en aile gauche, élevé sur terre plein d'un rez de chaussée et d'un premier étage sous comble en appentis, couvert en ardoises.

Un quatrième bâtiment au fond de la cour et formant pignon sur rue des Saints Pères, élevé sur double berceau de cave, d'un Hez de Cbaussée et de trois Etages carrés dont le dernier est sous le comble formant brisis et couvert en ardoises.

Nous avons constaté, en outre, qu'il existe dans cet Hôtel vingt glaces lesquelles sont décrites dans un Etat annexé au Procès Verbal.

Ces constatations terminées, M1 Liégard a déclaré faire remise du dit Hôtel au Ministère de l'Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts, et M. Schefer

1. Le propriétaire du No. l\ de la rue de Lille était alors (1872) M. Husson, 23 rue de Lille ; celui du Quai Voltaire, No. 3, était M. Dallemagne, rue Neuve des Mathurins, 84.

agissant au nom dudit Département ministériel a déclaré en prendre possession pour l'affectation mentionnée au décret du six septembre courant Fait double à Paris, les jour, mois et an susdits

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[Ce Procès-verbal est accompagné d'un Etat des Glaces existant dans les appartements de l'hôtel domanial, sis à Paris, rue de Lille, n° 2.]

Dès le mois d août 1873, avant même la signature du décret affectant à l'Ecole des Langues orientales l'hôtel de la rue de Lille, M. de Godeboeuf, architecte des bâtiments civils, y mettait les ouvriers pour préparer la nouvelle installation.

Il faut bien dire que l'immeuble n'était rien moins qu'en bon état. En 1875, le Président de la Société Asiatique avait témoigné le désir de tenir les séances de la Société et de transporter sa bibliothèque dans les bâtiments de l'Ecole. M. E. de Cardaillac, Directeur des Bâtiments civils, écrivait2 à l'Administrateur qui lui avait demandé son avis sur l'état de solidité de la partie des bâtiments de l'Ecole, située à l'angle de la rue de Lille et de la rue des Saints-Pères et sur la possibilité d'y installer le service de la Société Asiatique :

« Lorsque l'Ecole a été installée dans les localités qu'elle occupe, je ne vous ai pas caché les craintes que m'inspirait le bâtiment dont vous me parlez et je vous ai prié de ne faire aucune installation pouvant charger les murs et les planchers.

« Depuis cette époque, la situation est loin de s'être améliorée, et nous pouvons d'un instant à l'autre être forcés à une reconstruction. J'ai du reste, consulté de nouveau l'architecte de l'Ecole et je vous communique sa réponse.

« 11 est donc impossible de permettre les depuis de la Société Asiatique.

« J'ajouterai que cette Société ne pourrait, à aucun litre, occuper un bâtiment de l'État affecté à un service public. »

Voici ce qu'écrivait l'architecte, M. de Godeboeuf :

« Les bâtiments de l'Ecole des Langues Orientales, sur plusieurs points, ne pré-

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