‹ Un collège franc-comtois au XVIe siècleChapitre 2 sur 25 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

son petit livre, De Parvidis trahendis ad Christum, véritable œuvre de pédagogie humaine. Au xv^ siècle, on peut citer comme ayant pris le plus de part au mouvement pédagogique, Vergerius (i), Victorin de Feltre (2), Philelphe (3), le philologue Laurent Valla (4), Végius (5)5 le futur pape Pie II, ^Enéas Sylvius Piccolomini (6), Rodolphe Agricola (7) et son ami Hégius (8). En même temps, les Las-

(i) Verger (Pierre-Paul), né à Capo dlstrla vers 1349, professeur à Padoue, mort en Hongrie en 1428. On a de lui : De ingenuis moribus ac liberalibus studiis lïbellus, s. 1., 1475.

(2) Né en iSjS, professa à Mantoue, mourut en 1440.

(3) François Philelphe (1389-1481), né à Tolentino, professa la littérature grecque dans les principales villes de l'Italie, fut secrétaire apostolique du pape Nicolas V; a écrit: De liberomm educatione aurei libri sex. Argentinae, Brant, 1493.

(4) Laurent Valla (1406-1457), né à Plaisance, enseigna la rhétorique et la grammaire, traduisit Thucydide et Hésiode. Son principal ouvrage est : De latinœ lingiiœ elegatitia libri VI. Roma3, 1471.

(5) Maphœus Vegius (1407-1458), de Lodi, chanoine de Saint- Jean-de-Latran, a composé : De educatione piierorum et eorum Claris moribus libri sex, Mediolani, 149 1.

(6) Né à Corsignano (Toscane) en 1405 ; élu pape en 1458; mort à Ancône en \.\6'i. A laissé un grand nombre d'écrits parmi lesquels : Tractatus de liberorum educatione. Bâle, i55i.

(7) Roelof HuYS.MANN,né en 1443 à Bafflo, près deGroningue, étudia à Louvain et professa la philosophie à Heidelberg: est célèbre pour avoir fait renaître le goût des belles-lettres en Allemagne; mourut en 1485. Son ouvrage le plus remarquable est : De inventione dialectica libri très. Co\omdi,,Wt\\v. Novesiensis,

(8) Recteur de l'Ecole de Deventer [Frères de la vie commune), fut le disciple d'Agricola et le maître d'Erasme.

caris (i) quittant Constantinople tombé au pouvoir des Turcs, viennent enseigner dans les écoles publiques d'Italie et hâter la rénovation des études grecques.

Le xvi^ siècle est une grande époque pédagogique. Nombreux furent alors les hommes qui se dévouèrent au progrès intellectuel de l'humanité : avec Erasme et Ramus, Luther et son disciple Mélanchthon (2), Rabelais et Montaigne, combien d'autres ! Les résultats de tant d'efforts divers, recueillis, analysés, combinés, et modifiés dans un certain esprit par la Société de Jésus, furent soumis à une expérience de cinquante années (3) d'où sortit le Ratio studiorum (1599).

Avant l'établissement des Jésuites dans le Comté de Bourgogne (1582, les écoles de

(i) Lascaris (Constantin) enseigna les belles-lettres à Milan, à Rome, à Naples et à Messine, où il mourut en 1493. Parmi ses œuvres : Grammatica grceca.YQmsQ. Aide Manuce, i5i2; Carmina aurea Pythagorea. Bâle, Oporinus, iSSg.

Lascaris (André- Jean) (1445-1 535), né à Rhyndacus(Phrygie), ambassadeur de Louis XII à Venise, dirigea un collège de Grecs à Rome sous Léon X. A laissé : De veris grœcarum litterarum formis ac causis apud antiquos. Florence, Laur. Fr. de Alopa,

(2) ScHWARZERDE (i497-i56o), né à Bretten (Bade), obtint à Wittemberg (i5i8), dans son enseignement public, un succès qui rappelle celui d'Abélard. On lui doit des grammaires, des manuels de rhétorique, de dialectique et de physique.

(3) Le premier collège de Jésuites fut fondé en 1546.

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