ET, TA
ans Faire passer ses écrits ous la lime: de| ‘ L'Hox. Sim Er. P. Tacné.—La carrière po.
| “haritablés serviteurs.” litique de M. Taché qui est: parvenu-par son, sh site à . [talent et son propre mérite aux premières di- ‘Voir le dernier Canadien‘ à son dernier seupir | onités de l'état, après avoir rempli avec hon-
que À | “Lui seul en être cause et mourir de plaisir.” + | neur les situations politiqués les plus difficiles,
9: É + je L’insulte contre M. Papineau, ne suffit pas ; “4 Mon a ré Enr des code : pour être conséquent le diffamateur doit + F, H Mais ; ui AE | s'adresser à tout le peuple canadien, puisque | 1° J9 Me AUS imposées. Mais je ne puis pas- M. Papineau luttait pour ses droits ; ‘aussi | “°° sous-silenoe, un trait, (presque de ‘aprivie "03 elle ne fera pas défaut. Voici: Fviiré
| privée,) et; qui caractérise une âme moblo:ét ne | | ‘ Peuple, voilà l’idole que vous avez adorée.
générouse, en même temps que c'est. une ré- : ” ponse aux calomnies et aux injures, du Journal:
ans | | “Le peuple était aveugle quand il obéis- de Québec. M. Taché me nb PRE , + M. pardonnera sans : :
; | ë saikos : ef Lommé sl apttal ieeicet san doute de sortir des limites de sa vie politique, : {| patriotisme.” ([l n'avait pas l'argent des : : iant A: l'histoire à
id 4 ” édifices d'Ottawa à sa disposition.) fer M FR , A WA: AR paper à NS UE
est | LA j son pays, et les services qu’il a rendus
die Ces citations sont-elles fausses ? espérons-le du pauvres souffrants, sont du domaine-ce la re-: :+ |
moins, car pour l'honneur de notre nationalité, il ne doit pas s'être trouvé un canadien pour | écrire de semblables choses. Je me tromne, d il s’en est trouvé un, le Journal de Québec
” en fait foi. Mais c'est celui, à la face duquel le-grand vicaire Bruyèro jetait jadis les-pa-
connaissance publique. eve
. Pendant qu'il était le.seut médecin dans:::: plusieurs grandes paroisses, et qu'il avait une: 1 pratique immense, il n'a réalisé ancune for- : * tune par sa profession, car’ il ne demandait : : rien aux pauvres et très peu aux riches.
na- oles suivantes: S2 quelqu'un rencontre par! : : : RARES ans hazard cet. homme qu’il se détourne, car il PAAE <9.digne Hs ne qe 1 ruse rie sur son front de sceau du traître et de | °° es OPPosants politiques re er 28 tat” ter, et respectent encore aujourd’hui comme " Mug mn Doruienatus Lion Jules uu noble adversaire, à trouvé un‘ diffamateur, \A “a L Vons lirez dans le Journal de Québec, que ‘? jais ‘“ le travail de M. Taché comme homme po: “ Jitique et aomme ministre n’a pas été con: * pas Et 4 q 5 P 1 :
“ sidérable. Ù s pe Fan “ En voulant augmenter son salaire il jeta , ‘le ministère Lafontaine dans des difficultés.” | : L'Hox. Juer R. E. Carow.—Ce type du (M. Taché a fait longtemps le travail dé deux | dé- gentilhomme canadien, homme dé talent et | ministres sans augmentation de salaire.) ami de son pays, qui depuis 80 ans est entré “ Sans M. Cameron le ministère n’était ible dans la vie publique, et a su ce concilier |« rien, il mourait d’impuissantce, ‘et: sans ces de l'estime et posséder et conserver la confiance | « changements opérés dans le ministère pour’ : -}
bien méritée de ses concitoyens, tour. à tour |4 satisfaire la convoitise de M. Taché. î
Conseiller, Maire et Représentant de la cité de| 4 Que M. Cauchon ait des salairés à dou: Québec, Conseiller Législatif, Orateur du |“ ner demain, et M. Taché viendra braillé
ates 3 Conseil, Ministre, Juge de la Cour Supérieure, | “ avec lui, { (]
Codificateur des lois. du Bas-Oanada, cet| 4 Nul n'ignore dans le pays ce qui rend M.
Fe homme si généralement respecté et aimé n’a | « Taché impopulaire dans le comté de l'Islet, ct, ’ pe échapper ax insultes de M. Jos. Cauchon. | 4 or c'est je mème instinct qui a suivi où d hs isez le Journal de Québec: Vous y trou-|# précédé le même homme dans sa vie pue ä verez que M. Caron y est accusé de four-|« Bichat qui a toujours fini par calmer les me berie et detrahison, “ tempêtes de son patriotisme.” : : FA er 1 + RPRERS NE 7 ‘ à ‘ MM. Caron, Morin ot Taché ont, dit-il, Or, quels motifs si puissants ont pi engage laissé sacrifier le Bas-Canada, sans pousser gér M. Cauchon à diffamer M. Taché : Il va: tra “un cri d’indignation, sans jeter leur porte- nous. l’apprenüre , ‘ u Q Q ot , as PP à 4 feuille à la face de l'injustice pour sortir de| Nous n’avons rien de personnel contre M 39 w }’ il ili iti ù i (] j?? Q Q Q LE ss l’hhmiliante position où ils sont descendus,” |, Taché, mais il fallait commencer par quel: . ps “qu'un et nous avons commencé par lui.” 1 a 2: Il n'a rés contre M, Tacké, mais il fétiqié :::3 * diffamer, il fallait éalomnier.|.. Voilà bien: M: te Cauchon ‘béint par lui-même, et aujourd'hui encore il est fidèle à oetinatinct,
Un publiciste de nos jours a dit une remarquable vérité. nc
*“ Etré insulté par le Journal de Québec est “ utie présomption de mérite exceptionnel ?”
tuelles du Journal de Québec ? Et la carrière politique de M. Cauchon est-elle autre. chose qu’une suite de chûtes qui viennent se terminer à celle qui étonne et consterne, sa con-
édifices d'Ottawa,
L’Hon, P. J. O. Cnauvxav, Surinténdant de | l'Education, B.-C.—Ami dévoué de son pays, écrivain élégant et facile, remarquable surtout par la: pureté du style et la justesse des pensées, M. Chauveau s’est distingué, encore trèsjeune, par ses talents littéraires et oratoires, son dévouement pour l'éducation et sa modérations Aussi at-on dit que les plus beaux écrits qui avaient paru sur le Journal de Québec, avant que M. Chauveau fut appelé au pouvoir, sortaient de sa plume.
evenu représentant et ministre, ses hautes capacités l’ont porté bientôt à la tête du dé- | partement de l'éducation du Bas-Canada, qui, sous sa direction, a progressé rapidement.
Cependant, quoique M. Chauveau n’eût pas un journal pour se glorifier tous les jours comme le fesait M. Cauchon, il grandissaït ra- |pidement dans l'opinion publique et portait ombrage au rédacteur du Journal. Dès lors M. Cauchon saisit son arme favorite, la plume du diffamateur. Les beaux discours de. M.
Chauveau ne sont plus, suivant le Journal de Québec, que “les discours les plus creux et “ les plus soufflés. M. Chauveau travaille péni- “ blément et lentement, ” dit M. Cauchon.
“ Il est évident que l'apprenti est sous l'effet d’une violente attaque d’épilepsie, ear l'é- * cume lui sort de la bouche, et au milieu de convulsions. violentes et de pénibles contor- ‘ sions, il laisse échapper pêle-mèle ces mots,” ptc., etc. du Le caractère de M. Chauveau est irrépro- Ehable, comme aitoyen honnête et indépenlant. Il faut, une tache à ce caractère. Elle b’existe pas, mais M. Cauchon s’en charge, et l accuse M. Chauveau d'avoir vendu les Stamis qu’il recevait en. sa qualité de membre du arlement—s’appuyant sur le proverbe, ‘“menez, il en restera toujours quelque chose. ” Lamennais a dit: “ L'orgueil n'aime point ; c’est là un de ses caractères, et comme le type infernal il est le père de la haine; de l'envie, de, la violence, et de la calomnie.| L'hon. J. Cnasor.—Ce canadien éminent Dieu délaisse cet insensé et l'abandonne à | est entré en 1848 dans la vie publique, comme son orgueil, et alors arrivent ses chûtes ter- représentant de la cité de Québec. Bientôt ribles qui étonnent et consternent. ” l'estime de ses conciteyens et ses talents dis- Ces paroles que M. Cauchon adressait à M. tingnés l'ont porté à la tête du département *pineau, ue trouveraient-elles pas une appli-| des Travaux Publics et au Conseil Exécutif, tion plus Juste f: La haïne, l'envie, la violence | En 1954 11 a té nommé directeur du Grandla calomnie, ne sont-ce pas les armes habi- | Tronc pour le gouvernement, et en 1856, juge
L’Hon. L,-H. Laronraine.—Tous ceux qui ont suivi notre histoire politique, surtout depuis l’Union, connaissent la carrière parlementaire d’un de nos plus grands hommes d'état, dé nos talents les plus distingués, de l’hon. L.-H. Lafontaine, juge-en-chef du Bas-Canada, ainsi que la célèbre correspondance Draper- Caron, que M. Lafontaine avait cru dans le temps devoir rendre publique.
M. Cauchon, dans cette occasion, prit fait et Cause pour l’hon. M. Lafontaine en opposition à l’hon. M. Caron, et supporta le premier avec
moyens.que lui donnait son journal ; mais un an plus tard la girouette venait de tourner.
Le vent soufflait d’un autre point de l'horizon et M. Cauchon aussi.
Cet acte juste, honorable et nécessaire dans le temps, n’était plus, sous la plume de notre calomniateur national, qu’un crime, et M. Lafontaine lui-même qu’un homme sans honneur et indigne même d’une situation, pour avoir violé les lois du secret. :
“ L'on veut à tout prix, dit M. Cauchon, que “M. Lafontaine remplace le juge Vallières.
“nement s'abaissât à donner une pareille si- “ tuahon à un homme si indigne, à celui qui a “ osé violer les lois du secret contrairement à “tous les grands principes de la morale pu- “ blique... . La conduite de M. Lafontaine n’a “ pas été honorable, ”
I y a quelque chose qui n'est pas honorable pour la nationalité cana(ienne-française, c’est la diffamation de ses plus grands hommes, de tous les meilleurs citoyens canadiens-français, par un canadien-français.
duite épouvantable dans l'administration des
toutes les raisons qn’il put trouver et tous les:
“ Pour ma part, je ne crois pas que le Ouver- | sJ q
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par la intéré.
passéd'être loir fa des aui etlah les spé terres d’être bligue, Mai:
treize & Puniqu ouvoi ’avoue parlant être av:
de tag vis; €’ cet hor les insp comme plus ho
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de la cour supérieure. : Son nom rappelle à notre mémoire les questions d'intérêt national auxquelles il fut associé, et nous a laissé une haute idée de son jugement, de sa fermeté et de son-dévouement à sa patrie.
Mais à côté de M. Chabot, qui, par ses qualités, ses talents et ses mérites, grandissait tous les jours dans l'opinion publique et montait de plus en plus dans l’échelle sociale, un autre homme dont le cœur ne s’est jamais dilaté par le véritable amour de sa patrie et de ses concitoyens, quoiqu’ “aspirant Le pouvoir par.toutes les puissances de son être,” comme dit le Journal de Québec, bon juge en fait de ces aspirations ; un homme qui pendant ‘une carrière publique de vingt ans, n’a jamais éprouvé d’autres sentiments que ceux de la haïne et de l'envie, qui n'a jamais aimé personne, et n’a jamais été aïné de personne ; qui a'diffamé tout ce qu’il a loué, et loué tout ce qu'il a diffamé ; qui par sa nature, ne pouvant monter jusqu’à la hauteur des grands et bons citoyens, a voulu et veut encore les
… abaisser jusqu’à lui, cet homme, que nous ap-
pelerons M. Joseph Canchon, a accusé M. ‘Chabot, M. Morin, M. Caron, M. Taché, M.
Ross, M. Drummond, M. Hinks d'être aveuglés par la passion—de sacrifier honteusement les intérêts des canadiens—d'avoir abdiqué leur passé—d’abandonner le drapeau des principes — d'être dans l’énivrement du pouvoir —de vouloir faire tomber les institutions religieuses et les autres—de sanctioner l'usure, l'immoralité et la haine—de se faire agioteurs épiant toutes les spéculations de toute nature—de mettre les terres publiques en vente pour les acheter, — d’être Les côrrupteurs de la conscience publique, etc., etc. etc.
Mais ce qu'il y a d'étonnant, c’est qu'après treize ans de diffamation et de calomnies, dans l'unique but de chasser les hommes d'alors dn ouvoir, pour. prendre leur place, comme il avoue lui-même d’une manière implicite, en parlant d’autres hommes publics, 4“ Peutêtre avec un peu plus d'indépendance et même de laquinerie, dit-il, ils eussent été mieux servis ; c'est l'histoire de tous les gouvernements, cet homme se glorifie de n'avoir agi que par les inspirations les plus pures du cat olicisme, comme si le catholicisme pouvait inspirer les plus honteuses passions du cœur humain,
“ Cest, dit-il, La synthèse catholique qui in- “ spire et qui élève notre politique, qui s'est “introduite dans. la formule entière de notre “vie de journaliste et de citoyen, comme en “ étant loujours le logique et l'indispensable “ corollaire. ”
Et saisi d’une ineffable admiration de Iuimême, il s’écrie dans un élan d'enthousiasme :
Notre “ conduite politique si intelligente, si “ désintéressée, si égale à elle-même. ”. Voilà bien l’abîme que creuse l’orgueil dans le cœur de l’homme!
L'Hon. G. Er. Carrier.—Sans approuver toute l'administration de M. Cartier, on peut dire que cet homme est un Canadien distingué, qui a su, par ses talents, son énergie, et des moyens qui lui ont réussi, conserver
longtemps la direction du gouvernement, et
une grande influence en Canada. Mais il a été ministre pendant que M. Cauchon ne l'était pas. N'est-ce pas une raison suffisante pour que son caractère, ses actions, ses intentions, tout ce qu’un homme a de plus cher, spient représentés par le Journal de Québec sous les couleurs les plus noires ? qu’il soit lui-même calomnié et injurié ? que M. Cauchon apprenne à ses lecteurs canadiens et étrangers, que M. Cartier a tout sali, tout souillé, tout corrompu dans l'ordre moral et dans l'ordre politique.
Mais lisons les principaux traits. de son caractère et de son administration, C'est M.
Cauchon qui sera notre historien.
“ Le bou parti, est-ce celui qui sanctionne “ les fraudes électorales, comme le ministère “ actuel ? (MM. Cartier, Belleau, J. A. McDo- “ nald, Vankonghnet, Alleyn,Galt, Rose, Smith, “ Sherwood, Ross,) qui défend les orangistes ? “ qui justifie la vente des emplois publics? qui “viole la constitution ? qui livre le Bas- ‘ Canada, pieds et poings liés, aux mains de “ ses ennemis ? 41
“ MM. Cartier et Galt sont partis pour “ Londres ; ce qu'ils doivent faire, nous l’igne- “rons. Vont-ils trafiquer nos destinées finan- “ cières, politiques et sociales, ou présumant “ trop de leurs forces, au moment de tomber, “y vendre prématurément la poule aux œufs “ d'or? Le Canada avait droit de connaître tout cela; mais bah! Le Canada n’est plus * qu'un pain de cire molle dans les mains des “maîtres auxquels l'ont vendu ses tribuns “ pour un peu d’or ou de faveur.” (Est-ce que M. Cauchon prédisait la vente qu'il était sur le point de faire, de lui etson journal ?) “ Mais “il aurait presqu'autant valu envoyer un an- “ glais, car Les intérêts de M. Cartier sont tous ‘“ anglais, etson administration, exclusive pour “ tout ce qui est anglais, descend souvent jus:
“qu'à l'avilissement.” (A l’avilissement! s’est :
vrai, puisqu'il a appelé pour collègue celui qui :: avait calomnié et injuriéui et ses anciens co: :
lègues pendant nombre d'années)...
‘ Le pays, si on lui perfnettait de penser
La
“ aurait encore désiré se voir représenter par “ quelqu'un parlant la langue frauçaisc. Or, “M. Ohrti r passe quelquefois à travers les 4 avocäts, crie beaucoup, souvent jappe, mais “ne parle pas le français. Quand il voudra “ parler l'anglais, et Dieu sait comme il le # parle, on lui dira: ‘“ Monsieur, ne vous gênez # pas, parlez français, si cela vous est plus facile “ ou plus agréable.” Alors le premier ministre “ du Canada s’élancera à toute bride, ventre à “ terre, sur ses phrases écuniantes qui ont tant “ de fois fait gémir les murs du Parlement, et # le secrétaire des colonies de s’écrier : “ Par- “ don, monsieur, je pensais qué vous parliez “ français, alors il nous faut un interprète...” Mais pourquoi M. Cauchon fesait-il la guerre à M. Macdonald ? C’est que M. John A. Macdonald, avec lequel il désirait alors ardemment s'associer, qu'il s’est associé, et qu’il. aspire encore s'associer, avait fnauguré, dit M. Cauchon, le règne de l'or, où tant de consciences, pourun peu de ce métal séduisant, se sont laissées broyer sous les chars du chemin de fer,’ '(et ensevelir à jamais sous les édifices d'Ottawa).
M. Cauchon fesait Za guerre à la corruption, (MM: Cartier, Macdonald, Galt, Rose, etc.) ; # guerre à la vente des consciences, (il craignait Ja compétition) ; guerre à la servilité parlemen- “ taire, (M. Oauchon a soutenu, comme membre et comme journaliste, les hommes qui avaient “ tout'sali, tout souillé, tout corrompu dans l'ordre moral et dans l'ordre politique,” (et leurs :mesures) ; guerre au despolisme qui en- # vahit tous les cadres de l'administration, (si M. Lefrancois vivait encore, il pourrait nous dire cé que c’est qu’un despoôte) ; guerre sur- W fout à cette surabondance d'employés publics, “ qui grossit le budget uniquement, parce que # Les affamés vendent leur appui pour un peu 46 de pain. LUE ! .
Encore un chapitre de l'histoire de. nos grands hommes, par l’hou. M. Cauchon, et la postérité, dans sa reconnaissance, leur élèvera - sans dôute des statues. Ecoutez, lecteurs, c’est l'histoire du ministère Cartier-Macdunald.
“ D'après les doctrines que l’on proclime # aujourd'hui, il faut ôtré toujours du côté du “ plus fort, qu'il viole ou non la constitution ; “ qu'il mette en danger les libertés publiques ; “ qu'il corrompe les consciences ; qu'il sacrifie “ pour se maintehir, toutes les garanties so- # ciales et politiques; qu'il donne pour le “ même motif, sa sanction aux fraudes .élec “ torales les plus honteuses et les plus auda- “ cieusés; qu'il proclame comme licite la vé- “ nalité des emplois politiques : qu'il légalise “ l'usure pout’ruiner les masses au prolit'des “ spéculateura et des banquiers ; qu'il gaspille
sn ds
“ les denjers
“ laisse piller par des serviteurs sans vergogne;
rs- publics, au plein milieu: d'une :
“ crise formidable, eù encombrant les bureaux : # du gouvernement de serviteurs inutiles ; qu'il
K Jigués avec les .sangsues du dehors connus : :
“ sous le nom, générique. de.‘ contracteurs ; ” (M. Cauchon doit être bon juge en ceci, d’après sa connaissance intime de certains grands entrepreneurs.) “ qu'il mette en péril;: par
“ impuissance, . les destinées. financières: de:
i l'Etat; (Qu'en.dit. M. Galt ou les: supports: !
de sea mesures financières {) ‘qu’il fasse enfin, :
“ou qu'il fasse faire les.turpitudes detous cés": ‘
“ noms...
4, Pour.les auteurs merveilleux ide ees :
“ doctrines, le gouvernement représentatif,
“populaire, démocratique, si: ce mot là ne “vous effraie.pas, c’est. l'éternité du pouvoir “ dans des mains indignes.”
L’Hon. M. Gaur, brièvement apprécié par l’hon. M. Cauchon.—‘* Homme monétaire, sœ “ parfaite insouciance de tout principe; de tout # symbole politique, pèse sur son talent commé “ un linceul, Il était désireux d'arriver, il ‘s’est mis à marcher, mais n’ayant pour le “ guider de marques, ri-dans sa conscience, “ni dans.le chemin de Pavenir, il s'est égaré, ‘et s'est mis à tourner sur lui-même en cro- “ yant. toujours avancer. C’est une planète “ égarée!
“.... M. Galt qui a la puissance de trans-
“ former les principes et les choses, le bien en.
“ mal et le. mal en: bien, l'immoralité en mo-
“ ralité, l’injustice.en justice, et les consciences
“ en machines inertes. ”
: Mais M.-Cauchon s’est fait et se fait encore:
l'ami et.le support de cet homme parfaitement insouciant de toutiprincipe, qui n’a point de marques dans sa conscience, qui transforme l'immoralité en moralité, l'injustice en justice, et les consciences en machines inertes. M: Cauchou parle-t il par expérience, ou est-ce encore une. calomnie?: C’est certainement l'un ou l’autre.
L'Hons M, Hozron trouvera aussi: un petit portrait dans l’album de l'hon. M, Cauchon.— ‘! Aspirant.le pouvoir de toute la puissance do “ son être, dit M, Cauchon, sh œil à demi “ voilé et sinistre est. rouge de tolère et de # rancune..?
TC. Tacité, Chevalier de la Légion d'Honheur.—Il y a dés circonstänces où la plume se refuse pour ainsi dire à exprimer les sentiments du cœur. Si vous avez sincèrement aimé un homme, voyageur en même temps que vous dans le chemin de la vie, avec lequel vous avez et des rapports intimes ; si vous ävez admiré en lui un talent transcendant, ane âme ardente et religieuse, un sincère patriotisme ; si vous avez reconnu en lui des études profondes et ün littérateur dont lés œuvrés sont destinées à rappeler aux générations futures ce qu'était le berceau dé nos ancêtres, ce qu'étaient nos forêts primitives, avec leurs peuples guerriers et chasseurs, dont le caractère et les mœurs sont ütiiques dans la graride famille humaine, alors vous n'osez dire ce que vous pensez, car vous craignez de blesser sa modestie, vous craignez aussi d’être taxé d’exagération par ceux qui he sentent pas comme vous. Qu'il me soit donc permis de citer quelques extraits d’une courte notice sur M. Taché, par un auteur anglais :
“ Le nom de M. Taché est bien connu en “ Canada et tout éloge est ici superflu.
“M. Taché doit être considéré comme an ‘ des hommes les plus brillants que la pro- € vince aît produit,”
L'auteur nous le montre ensuite comme médecin distingué ; plus tard livré à une vie plus active sur un plus grand théâtre, représontant du peuple, membre de la chambre d’agriculture, commissaire du Canada à l'exposition üniverselle de Paris, relativement à laquelle l’auteur fait les observations suivantes :
“ L'objet que le pays avait en vue eh y en- “ voyant M. Taché, et les succès qui couron- “ rèrent ses efforts sont trop bien connus pour
“es rappeler ici. Son savant rapport, publié
# à Paris pendant son séjour, et en Canada, “après son retour, par ordre de la Législa- ‘ture, donne tous les renseignements que “ peuvent désirer ceux qui veulent connaître # a succès qu'a obtenus la partie canadienne * de l'exposition. Les produits bruts et manu- “ facturés du Canada ont paru sous un si beau “jour devant le peuple français, et celui-ci “apprécia si bien les mérites de M. Taché, “ qu'il fut élevé à la dignité de Chevalier de “Ja Légion d'Honneur par l'Empereur.” Ensuite il dit que “ M. Taché dirigea le & Courrier du Canuda avec un talent remar- ‘“quable. En 1860, il fut choisi pour occuper # la chaire de physiologie à | Université Laval. “# Il est l'auteur de plusieurs livres et pam- “ phlets, entr'autres: Ze peuple et ses besoins ; “ V’'Hermite Bonsens ; Rapport sur l’'agricul- “ture du Bas-Canada ; Rapport sur le pilo- Cage dans le bas du fleuve ; Ksquisse sur le “ Canada ; le Canada et l'Exposition Uri-
& verselle : les -Proviriées de l'Améfique ‘du Nord et une Union fédérale : Notice sur # f Université Laval ; Raÿport préliminnire Wdes Inspecteurs des Asîles, B.-C. ; Trois “ Légendes dé mon pays,” etc.
À la suite de cette appréciation par un homme ‘qui n’est pas de notre'originé, et qui ne peut être taxé de paitialité en faveur des Cnnadiens-fançais, je rougis pour notre bon:
nour national de reproduire les lignes suivantes, et si je ne m'étais pas imposé une tächo pénible, maïs nécessaire à remplir, ma plüme ne les retracerait jamais, Mais pour guérir votre état social. de la hideusé maladié qui la dévore, de cette passion envieuse, jalouse, inquiôte, tracassière, qui veut tout abaïsser à son niveau, qui n’est pas contente si elle voit uno tête dépasser les'autres têtes, ou du moins
pour ent atténuer les funestes effets, il faut In montrer au grand jour, il faut en: faire connñitre l’origine, la cause et les conséquénces. Il faut ensuite mettre son espérance de guérison dans le profond sentiment d’honnêteté, de religion ét d'honneur national ‘qui caractérisent le peuple canadien, car à Dieu ne plaiss que môn pays demeure longtemps atteint d’une si déplorable maladie,
Oh! M. Cauchon, le stigmate d’infamie que vous a imprimé à jamais sur le front les paroles. de l’hon. M. Morin, ‘“ C’est un besoin “ pour vous de toujours calomnier quelqu'un “ ou quelque chose,” vous suivra toujours et partout. Preuve : ce que vous dites de M. Taché, ce que vous avez dit de tous les Canadiens distingués, ce que vous dites encore dans Blaise, et que vous ne pouvez cesser de dire dans votre journal contre tous les hommes qui sont au Eu et qui vous ont trouvé trop méprisable pour vous ouvrir leur rangs vous qui avez été la pierre d’achoppément de tous les hommes, de tous les partis et de tous les ministères auxquels vous vous êtes attaché.
“ M. J.-C. Taché, dit M. Cauchoï, ne ré- “pond pas aux journaux protestants, parce “ qu’ils peusent ious de la même manière; de “ même il ne répond pas aux feuilles démo- “ cratiques pour la même taison.” (Le lecteur sait que le Courrier du Canada que rédigeait M. Taché, était considéré comme l’organe du clergé; donc, suivant M. Cauchon, le clergé et les journaux protestants pensent tous de la même manière, et M. Cauchon est un journaliste catholique!) “ 4. Taché écrit plusieurs “ articles pour défendre l'orangisme....il se “tait honttusement et làchement....n’a de “temps et d'espace que pour la haine et la “ calomnie....Il voulait sacrifier la patrié et “ les honimes À des traditions historiques, à la “ langue de ses ancêtres qu'il traite aujour-
TE iosre tre EST TS
CA mr NE D an Do
nt É Oiirt
u d'hui avec tant de barbarie: . . Dites, si vous favait su inspirer, M. Tessier, dans la Chambre “ voulez, que vous êtes niais, crétin, avaleur | d'Assemblée comme au Conseil s’est toujours &. de couleuvres, ministériel, sans ambage, mais montré l'ami de la justice, l'ami de la coloni- & n’essayez pas de communiquer voire infir-l sation et l'ami des Canadiens français. Mais “ mité intellectuelle au lecteur... .de ne pasi\ l’extravagante administration des deniers pit- & être. susceptible de honte:.. .de passer le|blics et une égislation qui tendait à faire ü niveau de sa mauvaise foi et de son igno- main basse sur n08 lois françaises lui ont “yance sur l'histoire. . . . Vous vous u8ez dans | fourni de. trop justes motifs pour se séparer de « Vimpuissence de voire haine et dans l'hor-|la politique du ministère Cartier-Macdonald, “ reur de vos phrases - - - .Césot ne trouve plus | et la manifestation de ses sentiments Ont été ü un sot pour l’admirer. «+ .il ne sait que co-| pour beaucoup dans l'opposition à l'ordre de “ pier et compiler, 7 ete, ete choses d'alors.
Celui qui accusait ainsi M. Taché est le! Aprés la chute de l’ancien cabinet, il mémie qui traite encore aujourd’hui les mi-|a été chargé du ministere des Travaux nistres qui sont au pouvoir, de #neneurs, de| Publics que veuait de laisser M. Cauthon ; calomriateurs, et qui n’a point d'autres argu-| mais l’état déplorable dans lequel il trouva
administration de ce département l'obligea à
ments pour justifier les turpitudes de son ad- ù ministration. qui feront à jamais la honte de | faire faire des investigations qui ont mis à découvert des actes qui attirent aujourd’hui la
notre pays. Voilà l’homme, voilà l'hon. Jos.
Cauchon ! condamnation publique sur la tète des coupables.
M. laché, fatigué de s'entendre dire qu'il :
Il avait donc assez fait pour ses conci-
traitait la langue-de ses ancêtres. avec barbarie, intercale dans 1n écrit quelques phrases toyens pour mériter d’être calomnié et injurié par M. Cauchon, qui l'avait lourngé quand
de M. Villemain ; biefl M. Cauchon dit que ces phrases ne sont pas écrit en français, mais il n'avait point d'intérêt personnel pour le mépriser, comme On Va le voir.
on lui annonce de tour joué, que Ce sont des hrases de M. Villemain. Tout autre se futl En1851, M. Tessier fut élu représentant du comté de Portneuf à une immens® majorité et
rétracté. ou eut gardé le silence. Pas du tout, reçut alors des éloges de la part de M. Cauchon dans le Journal de Québec, car il ne portait pas
M. Cauchon écrit que M. Villemain, le secrétaire perpétuel da l'Académie Française, ne connait pas et ne sait pas les règles de la |encore ombrage à son rédacteur. Une députagrammaire | Ouf! tion importante devait être envoyé en Angleterre pour défendre les droits de Québec comme capitale du Canada, et M. Tessier fut alors choisi unanimement pour l’un des délégués conjointement avec le Dr. Morrin, le maire d’alors. Le Journal de Québec et M. Cauchon donnèrent leur témoignage en faveur des délégués, “Aves & le talent et le dévoüment, dit le Journal du “98 mai 1857, qui caractérisent nos deux “ envoyés à Loudres, ils pouvent rendre des “ services de plus d’un genre à notre ville.” Lors de son élection au Collége du Golfe, le Journat de Québec et M. Cauchon, le 12 oc-
L'hon. U. J. Tessier, Commissaire des Trayaux Puplics.—Avocat distingué au barreau de Québec, M. Tessier a été appelé encore jeune au Conseil de Ville, où ses talents et son dévouement aux intérêts de la cité lui ont attiré bientot ne grande confiance. Elu maire dens le temps où les travaux de l’aqueduc étaient en voie d'exécution, et plus tard président de la Banque Natlonale, utile institu- | tobre 1858, dirent i tion dont il a été un des principaux fonda- | * Nous verrions avec satisfaction M, Ulric teurs, ses connaisshn"es financières ont êté |‘ Tessier réussir au Collège électoral du Golfe. mises à l'épreuve et trouvées à la hauteur de | Il sera certainement un des hommes les plus ses importantes positions, & intelligents du Conseil Législosf et les plus
C'est un de ces hommes qui, dans sa vie po- | * capables de fuire honneur au Bas-Canada.” litique, ne se sont point laissés entrainer par Mais en 1869, loraqu'il devint Commissaire les vues extrêmes ou les passions des partis. | des Travaux Publics à la place de M. Cauchon, Président de l'Institut Canadien de Québec, re- celui-ci découvre que M. Tessier est un homme
résentant à l’Assemblée Législative, appelé ignorant ei sans intelligence, qu'il est absolument pus tard au Conseil législatif par le vaste col- incapable et il l'abreuve d’injures ; il écrit, âge du Golfe, qui l’a élu presqu'à l'unanimité, | soufile et reproduit dans le journal toutes Îles sans aucune démarche de sa part pour briguer | basses et rossières cnlomnies qui portent le les suffrages, sans qu'il ait même fait acte de |titre de laise, dignes du caractère des jourprésence, tant était grande la confiance qu'il|naux qui Les ont reproduiter.
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Mais déja M. Tessier était en but à la haine de M. Cauchon. L'Université-Lavel et son illustre fondateur, M. Casault, rendant hommage à ses talents et à ses succès dans sa
rofession, l’appellèrent à remplir une chaire
les aient pas oubliées. D'ailleurs, ce sont les inômes que l’on retrouve presque sans variante dans chaque feuille du Journal de Québec, M. Tessier est un calomaiateur sur ung “ grande échelie....- il est coupable d’une
de droit que n'avait pu obtenir M. Cauchon
malgré ses efforts, Car cela lui aurait permis & ignorance impardonnable, d'une insigne
d'infiltrer parmi les élèves, l'esprit de jalousie, |“ mauvaise foi.” etc. etc, Mais voici une 1 M. Cauchoa appelle M,
singulière pensée.
Tessier et les auires ministres “ d’honnètes
“ spéculateurs qui cecupent aujourd’hui l'em-
de haine et de dépit, qui caractérise ses écrits de Blaise.
Son application, ses connaissances et 888 succès dans l'étude du droit, dans les finances, “ pire du dieu des voleurs ;” et c'était cet dans la politique, dans Université, dans la empire auquel M. Cauchon avait aspiré toute Banque, ont placé M. Tessier dans un rang |5à vie, auquel il était parvenu Par déux fois, élevé parmi ses concitoyens. dont il a été expulsé deux fois, et qu'il envie Nous ne répéter \ns que quelques-unes des | encore de touie la puissance de 80n êtye.
injyres de M. Cauchon, car elles sont assez
[La suite paraitra prochainement.|
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