‹ Un CommunardChapitre 3 sur 4 · NOGENT-JOINVILLE IO · texte numérisé non relu

NOGENT-JOINVILLE IO

femme » par la tête, les yeux dans les yeux, leurs jambes s'entrelacent et, dans un renversement violent, il lui fait sentir sa puissance physique, sa force virile...

La pantomime du second temps dit la volupté d'une sortie sentimentale. Ils marchent l'un derrière l'autre, exagérant le déhanchement de la flânerie à deux. Lorsque l'orchestre reprend le motif initial, ils ne se tiennent plus que par une main, les bras allongés... Nouvelle querelle : « Tiens, va-t'en ! Non !

reviens !» — Dans l'étreinte qui suit, elle, maintenue étroitement, se pâme, la tête renversée, la gorge offerte. La valse s'accélère de plus en plus. La fille est encore deux fois jetée et ramenée comme un lasso.

Puis, l'étreinte dernière se termine par une affirmation sauvage. Agenouillée, la pierreuse s'abrite le visage de ses mains jointes. Lui, lève le poing en signe de possession sur la bête subjuguée et craintive.

Toute la salle a applaudi furieusement. Une houle de rumeurs a prolongé les enthousiasmes jusqu'à ce que la valse, bissée, reprenne plus lente, plus prenante.

Au dehors le vent apporte de vagues claironnades, des bruits lointains de tirs, vers Joinville. Dans la clairière, une gosse, haute comme trois pommes, court derrière un énorme ballon vert...

Quatre équipes de « scullers »,

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