‹ Un compagnon du PéguyChapitre 1 sur 41 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

ses études secondaires une fois finies au lycée de Cherbourg, il nous arriva à Sainte-Barbe, pour se préparer au concours d'entrée à l'Ecole normale supérieure. Sainte-Barbe avait une section préparatoire à l'École, une « cagne », qui remontait à un demi-siècle, et qui dans ce passé ne comptait plus ses « gloires » ! Je ne passe jamais devant la porte d'une certaine « IIP Etude » du Collège, sans songer aux Normaliens qui sont sortis de là, et en particulier à Jaurès, à Jaurès arrivant là de son collège de Castres, le 1er octobre 1876, à Jaurès alors catholique pratiquant. En 1892-1895 cette « IIIe Étude » connut ses derniers grands jours : Péguy et Tharaud en étaient. Autour d'eux je revois leurs principaux camarades, Deshairs qui s'est voué depuis à l'histoire de l'art français, Paul Acker qui fut journaliste et vient de mourir soldat, Henri Roy que le destin a fait député radical socialiste, Baillet qui allait être bénédictin, de Pesloûan qui tourna vers l'École polytechnique... Venu un peu après eux, Lotte fut adopté par le groupe, si bien que, en ces dernières années, quand Péguy évoquait le temps de Sainte-Barbe, s'il disait « Nous », Lotte en était.

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