‹ Un compagnon du PéguyChapitre 2 sur 41 · PREFACE. VII · texte numérisé non relu

PREFACE. VII

Péguy était entré à Sainte-Barbe en octobre 1893, après son année de service militaire. « Sorti de la caserne, m'écrit Charles de Pesloùan, il venait s'enfermer dans un collège : étrange contrainte, qui me faisait voir en lui un être tout différent de nous. Pendant un an, je crois avoir été celui de nous tous qui a le plus vécu dans et de sa société. Voisinage d'étude, promenades en rond autour de la cour, ensemble quelquefois une sortie dans Paris. Pendant tout un an j'ai pris mes repas en face de lui... Vous vous rappelez s'il était alors gai, plutôt encore allègre, comique, d'un comique à fond de bonté. Il disait que tout autre comique n'en était pas... Vous savez aussi à quel point il était l'homme des décisions... Pas un de ses actes n'était proprement l'effet d'une impulsion : entre l'impulsion et l'acte, une décision, et une décision formulée, intervenait. Il commençait à Sainte- Barbe son existence d'homme : il en décidait ainsi... Il a voulu très tôt que les amitiés qui se formaient dans cette année 94 fussent celles qui accompagneraient sa vie. Barrés (je crois) a écrit qu'il avait une sorte de génie de l'amitié... »

Lotte connut Péguy durant l'année scolaire

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