Précis, par le baron de Goguelat, pp. 71 et suiv
LE COMPLOT. ol
ment, lui prouvant qu'il peut encore être utile à la veuve de son, Roi, ranime son courage et lui rend à la fois Ténergie et Faudace.
C'est le 2 février 1793. Il est chez lui, lorsqu'un inconnu se présente et demande à l'entretenir en secret. C'est un homme, jeune encore, d'une trentaine d'années environ, petit de taille mais souple et vigoureux, aux yeux vifs, à la bouche fine, au front large', et qui serait joli garçon s'il n'avait le nez quelque peu écrasée A son costume, à son attitude, M. de Jarjayes ne peut se méprendre : il a en face de lui un révolutionnaire.
La présence d'un tel homme, en un tel temps, est un danger, mais l'inconnu insiste pour être reçu, et Jarjayes se décide à l'introduire; il le conduit dans une pièce écartée. Il l'examine avec attention, non sans inquiétude, non sans défiance....
Tout à coup cet homme se précipite vers le général, et lui déclare qu'il regrette profondément la part qu'il a prise dans les malheurs de la famille royale. Il vient solliciter la confiance de }y1. de Jarjayes et lui offrir de s'entendre avec lui pour réparer le mal qu'il a causé, en un mot pour tenter de délivrer la Reine, de la sauver, et avec elle, les prisonniers du Temple !