‹ Un complot sous la TerreurChapitre 35 sur 124 · Fragmens, par Turgy, p · texte numérisé non relu

Fragmens, par Turgy, p

de se laisser deviner; il avait trop do finesse pour se trahir aux yeux de ces gens-là. Il resta donc le même en apparence, toujours libre dans ses propos vis-à-vis des prisonniers, toujours patriote ardent, scandalisant fort ceux de ses collègues qui gardaient en secret le culte de la royauté ^ Il trompa tout le monde, hormis ceux qu'il ne voulait point tromper. Et le 2 décembre 4792, lorsqu'on renouvela la Commune, il fut réélu sans opposition, comme un ferme citoyen ennemi des tyrans.

Jusqu'au 21 janvier, il se borna à rendre quelques menus services aux prisonniers. C'est lui qui eut l'idée de payer un crieur à la voix de stentor pour venir tous les soirs, vers les dix heures, répéter aux pieds des murailles le sommaire de son journal. Ces renseignements étaient fort vagues : il y suppléait en s'introduisant souvent au Temple, en dehors de son service, sous divers prétextes. C'est lui qui, le 1" janvier 1793, transmit à la famille royale les vœux de Louis XVI, à qui il rapporta ceux de la Reine, de Madame Elisabeth et des enfants royaux ^

La mort du Roi avait seule enlevé à Marie-

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