‹ Un complot sous la TerreurChapitre 47 sur 124 · Quelques Souvenirs, par Lepître, p · texte numérisé non relu

Quelques Souvenirs, par Lepître, p

site et une attention précocement développées.

On prit ^ds-à-vis de lui les plus minutieuses précautions, — inutilement d'ailleurs, car il devait plus tard les dénoncer. — On avait soin de toujours parler à voix basse, quand il était là, et pendant les conférences on l'envoyait jouer dans une des tourelles, sous la surveillance de Madame Royale, sa sœur^

Vers la fin du mois de février 1793, les conjurés étaient tombés d'accord sur le plan à suivre. Voici ce qui avait été décidé pour chacun :

La Reine et Madame Elisabeth s'échapperaient à l'aide d'un déguisement. On avait naturellement pensé à leur faire endosser des costumes de municipaux. Les commissaires venaient nombreux au Temple, et souvent en dehors de leur service. L'écharpe leur permettait de circuler à peu près librement. Le choix était donc bon, d'autant que la saison autoriserait les fugitives à porter sur leur costume une longue douillette, ce qui aurait l'avantage de dérober aux regards curieux la taille de ces singuliers officiers de la Commune, et de rendre leur marche moins suspecte.

Aussitôt ce point résolu, on s'occupa de la confection des uniformes. M°'° de Jarjayes y tra-

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