Archives nationales, W 290, dossier
vailla sans doute, ainsi que la femme de Toulan et sa cousine Ricard, qui semblent avoir été initiées aux détails du complot. Puis, à différentes reprises, les deux commissaires apportèrent au Temple les diverses parties de ces vêtements, en les dissimulant soit dans leurs poches, soit sur eux-mêmes au moyen de leurs pelisses ^ Pour les chapeaux, la chose était moins aisée. Toulan se tira de la difficulté avec son esprit ordinaire : il laissa un jour le sien dans la chambre de Madame Elisabeth et sortit nu-tête, sans même éveiller le moindre soupçon chez les gardiens ou les sentinelles, grâce à sa verve caustique et à son imperturbable aplomb.
Ils n'eurent garde d'oublier les écharpes et les cartes d'entrée, semblables à celles dont se servaient les membres de la Commune.
Pour la princesse Marie-Thérèse, voici ce que Toulan avait inventé :
Se rappelant le moyen qu'il avait employé pour introduire Jarjayes auprès de la Reine, dans les premiers jours du mois, il songea à quelque chose d'analogue. L'allumeur de quinquets no venait point seul au Temple; le plus souvent il amenait avec lui un ou deux de ses enfants, et se