‹ Un complot sous la TerreurChapitre 89 sur 124 · Il veut dire sans doute : énonçait · texte numérisé non relu

Il veut dire sans doute : énonçait

4. Les Crimes de Marie- Antoinette^ par L. Prudhomme, p. 509.

Ces dépositions tendaient à établir les intelligences de la Reine avec Toulan. On y insista peu alors, car on pouvait difficilement en faire un crime à la prisonnière. On devait s'en servir plus tard contre Toulan.

Le malheur delà Reine voulait en effet qu'elle fût fatale à tous ses amis, et son procès ne devait pas se terminer sans en fournir une nouvelle preuve.

On se rappelle que Marie-Antoinette , en confiant au chevalier de Jarjayes une mission hors de France, lui avait écrit qu'elle gardait sa femme, mais qu'elle prenait « l'engagement formel de la lui rendre, si cela était possible». Restriction trop nécessaire : la reine de France ne pouvait plus tenir ses engagements formels...

M™^ de Jarjayes était restée à Paris.

Le IS octobre, le procès se termina; l'accusée, reconnue coupable à l'unanimité , était condamnée à mort.

Marie-Antoinette voulut témoigner à M""' de Jarjayes son affection profonde, et faire parvenir à cette courageuse femme une dernière preuve de sa reconnaissance. Avant de quitter le prétoire, elle chargea un de ses défenseurs, Tronson du Coudray, de lui remettre les deux anneaux d'or qu'elle portait aux oreilles , et une mèche de ses cheveux.

La Commune soupçonneuse se défiait même des défenseurs désignés par elle aux accusés. Tronson du Coudray fut fouillé à la sortie. On trouva sur lui ces objets. Le papier qui les renfermait portait comme suscription le nom de M""^ de Jarjayes. Immédiatement celle-ci fut arrêtée et mise à la Force *...

La Reine avait été ramenée à la Conciergerie. Le lendemain, 16 octobre, à midi, elle monta sur Féchafaud....

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