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Un contemporain aussi, Duchesne, le dentiste

Vous que l’on voit jeter à la foule accourue Vos rires ou vos pleurs, ah! votre triste sort M’émeut, et je vous plains, natures fourvoyées, Car, sous vos oripeaux qu’insulte le passant.

Je ne vois que des maux, que des âmes broyées, Des hommes comme nous, de la chair et du sang. Ah ! lorsque moi qui sais, de toutes ces misères. Lire dans ces lambeaux les douloureux secrets,

Je vois l’homme étranger à ces tristes mystères S’arrêter, regarder, rire et s’enfuir après.

Je dis : Si tu savais ce qu’il faut de courage,

De ressources, d’audace et d’impossible effort Pour arracher du corps ce haillon qui l’outrage,

Oh ! ttt t’inclinerais devant cet homme fort.

Certes, je ne veux pas poétiser la fange,

Et le vice n’a pas en moi de défenseur.

Maisrhomme peut tomber, l’hommen’esl pas un ange ;

Et s’il tombe, sa main trouve-t-elle une sœur?.

Non ! sur le Golgotha, secouant son suaire,

Quand monta vers les ciedx le grand Crucifié,

Il laissa sur nos cœurs en tomber la poussière.

Et chaque cœur sali resta pétrifié.

Je vous pardonne donc, ô rats de la Bohême,

De traiter les humains comme des ennemis.

Et puisqu’il n’est ici personne qui vous aime...

De vivre librement des restes des fourmis.

(Extrait des Filles de Bohême, — poésies inédites).

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