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que le délai put être refusé, ou abrégé à la demande d'Appius lui-même, qui, sûr de l'acquittement, n'aurait pas attendu les témoins. Mais nous savons que des témoins mercenaires, venus de la province, parurent au procès 1. La lettre VI d'Appius ne parle pas de l'accusation, mais elle a été écrite dans les premiers jours de décembre «.
Il faut aussi supposer que Cicéron a été informé de l'accusation vers la fin de février ou le commencement de mars. Nous ne possédons aucune lettre reçue ou écrite par Gicéron dans le courant du mois de mars. Schmidt (no 15, p. 84) explique la chose en disant que Gicéron était pendant ce mois-là occupé à rendre la justice. Nous croyons bien plutôt que les lettres de ce mois-là ne nous sont pas parvenues parce qu'elles avaient trait au procès d'Appius et aux démarches faites par Cicéron à ce propos : ou bien les premiers éditeurs les ont supprimées, ou bien elles avaient été écrites sous le sceau du secret, et dans des conditions telles qu'elles ne leur sont point parvenues.
C'est pendant le mois de mars que Cicéron dut recevoir les lettres de Pompée et de Brutus», et y répondre. C'est très peu de jours après le 4 avril* qu'il dut recevoir la lettre ad fam., VIII, 6. On la date généralement : « avant le lei- mars », parce qu'il n'y est pas question de la séance du Sénat ce jour-là. Mais ce n'est là qu'une limite a parte post : rien n'empêche qu'elle n'ait été écrite plusieurs semaines auparavant. Cicéron n'y répondit qu'à la fin d'avril {Ad fam., II, 13, 4 : Mihi erat in animo... proficisci in Ciliciam Nonis Mails)-, mais Cicéron peut n'avoir pas répondu tout de suite : litteras quas proxime acceperatu' veut dire simplement : la dernière reçue. Ne répondit-il pas, parla lettre ad fam., II, 15, à trois lettre de Caelius, Ad fam., VIII, 11, 13 et 7? Dans ce cas, et si la lettre ad fam., VIII, 6 a été reçue peu de jours après le 4 avril, la lettre ad fam., III, 10, dont on sait seulement" qu'elle est postérieure à Ad fam., VIII, 6, a été écrite dans la prem.ière moitié d'avril. Mais les premiers mots de cette lettre nous font entendre que ce n'est point pa,r Appius que Cicéron eut tout d'abord connaissance du procès : Cum est ad nos adlatum de temeritate eorum, qui tibi negotiicm facesserent, etsi gratiiter primo nuntio commolns sum...
On pourrait s'étonner que Cicéron ait écrit si tard à Appius au sujet de son procès. Mais il devait déjà l'avoir fait assurer de son dévouement