‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 14 sur 106 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

4. Cf., pour ces événements et toute la suite du l'écit, la lettre ad Att., IV, 3.

5. Ce portique avait été bâti par Catulus, vainqueur des Cimbres, et détruit par Clodius. Le Sénat en avait décidé la reconstruction.

sénateurs le temps de s'occuper de Clodius. Pourtant, Marcel linus, consul désigné, proposa par écrit que l'on mît Clodius en jugement avant les comices : il devait, en effet, se présenter à l'édilité, et, une fois élu, il eût été inviolable. Alors Metellus, Appius et Publius parlèrent au peuple : le premier fut violent et embrouillé, le second plein d'effronterie, le troisième fou furieux.

Milon avait juré d'empêcher les comices par la force, s'ils avaient lieu avant que Clodius eût été mis en accusation. En effet, dans la nuit du 18 au 19 novembre, il occupa le Champ de Mars avec des forces si imposantes que Clodius n'osa paraître. Cicéron écrit à Atticus : « Les efforts des trois cousins (Metellus, Appius, Publius) ont échoué piteusement : leur violence est vaincue, et leur fureui- n'est que ridicule » '. Tant que Milon fut tribun on ne put assembler les comices. Mais on ne réussit pas davantoge à traduire Clodius en justice. Et le 20 janvier 5(3, il était nommé édile curule.

Tel fut le rôle d'Ap. Claudius pendant sa préture. Comment faut-il l'interpréter? Appius fut-il poussé par une haine qui, pour des raisons mystérieuses, aurait animé toute sa famille contre Cicéron? Sans doute, Cicéron, dont l'imagination était vive et volontiers théâtrale, ne pouvait manquer de se représenter, à certains moments, comme poursuivi par l'inimitié de la gens Claudia tout entière-. Mais il n'y avait, dans la réalité, rien de tel. Assurément, il serait surprenant qu'une inimitié comme celle qui divisait Cicéron et Publius eût existé entre deux hommes sans que les membres de leurs familles v fussent le moins du monde

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