Ad Alt., IV
2. Cf. Pro Sestio, XXXYII, 81 : .<!r illo die gens ista Clodia quod facere uoluif effecisset. Et peut-être faut-il considérer comme des allusions à la gens Clodia tout entière des expressions telles que : XXXVII, 79 : manus illa Clodiana:. XXXVIII, 82 : inuidiam facinorls Clodiani; XXXIX, 85 : exercitu Clodiano ; XLIII, 94 : seditionis Clodiaiiae, etc.
mêlés 1. Il est certain, d'autre part, que les membres de la gens Claudia ne laissaient pas de se soutenir entre eux ; Appius devait, pendant son consulat, soutenir la candidature de son frère Caius en faisant accuser un rival-; et les fils de Caius devaient se charger, en 52, de l'accusation de Milon, meurtrier de Publius'^ Nous avons vu comment Appius soutint son frère P. Clodius pendant tout le temps de sa préture, et comment sa protection le mena à l'édilité sans qu'on ait pu réussir à le traduire en justice. Il a pu fort bien faire cela par amitié pour son frère : mais non point en haine de Cicéron. Tout au plus Ap. Claudius Pulcher, qui était plein de la morgue de sa race, pouvait-il avoir été indisposé par l'insupportable vanité de cet homme nouveau. Mais cette irritation patricienne, et l'amitié fraternelle, n'auraient pu suffire à déterminer l'attitude d'Appius. La preuve en est que, trois ans plus tard, il n'hésita pas à s'attirer la colère de son frère en se réconciliant avec Cicéron. Nous avons les indices d'une brouille entre les deux frères à partir de 54 : et il est infiniment probable qu'elle eut pour cause la réconciliation d'Appius avec Cicéron. En 54, Ap. Claudius, qui était alors consul, provoqua une accusation contre M. Aemilius Scaurus, dont il redoutait pour son frère Caius la rivalité aux élections consulaires. Publius offrit ce spectacle peu banal de défendre Scaurus aux côtés de Cicéron^; Cicéron fit même allusion dans son discours aux sentiments peu fraternels de Publius à l'égard d'Appius ^\ L'année
i. On a vu plus haut, p. 11, quel lut le rôle de Clodia, la deuxième sœur de Clodius, dans l'aifaire de 6i. Elle fut l'alliée de P. Clodius dans sa lutte contre Cicéron : en 59, au moment où Publius venait de se faire plébéien, c'était elle qui « sonnait la charge » contre Cicéron (cf. Ad Au., II, 12, 2 : de littùs [2o(ô-;oo;^. Son attitude motiva les attaques auxquelles se livra Cicéron, en 56, dans le Pro Caelio.