‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 24 sur 106 · D'après Lange, R. A., III-, p · texte numérisé non relu

D'après Lange, R. A., III-, p

3. Pro Seslio, YII, i6; De har. resp.,XX, 42. On lit dans le Pro Scilio : Qui enini in eius moâi idta neriii esse 'potuerunt, hominis (P. Chdii) fraternis flagitiis, sororiis stupris, omni inaudita Uhidine insani'? Nous croyons que fraternis flagitiis fait allusion à des débauches auxquelles il se serait livré avec sou frèi-e. Il est difficile, en effet, de peuser que/Vaternis flagitiis et sororiis stupris expriment les deux aspects d'une même idée, car omni semble résumer une énumération, et nous ne voyous pas le sens qu'il pourrait offrir après renonciation d'un seul fait. D'autre part, noua trouvons dans le De har. resp., l. c. : pri7>ia»> illam uetatulam suam ad scurrarum locupletium libidines delulit (/'. Clodius) : quorum intemperantia expleta, in domesticis est germanitalis stupris nolutafus. L'emploi du terme général germanitas semble confirmer l'interprétation que nous donnons du passage du Pro Sestio,

UN COnRESPONDANT DE CICÉHON 33

plus aucune trace de ce ressentiment. On est assez surpris de ne pas voir le nom d'Appius dans le Pro Coelio, qui prend à de certains momenls l'allure d'un procès général de la gens Claudia. En 55, dans son invective contre Pison, Gicéron, amené à parler d'Appius, le fait avec beaucoup de modération : il l'excuse en quelque sorte d'avoir été seul parmi les huit préteurs à ne pas proposer son rappel : praeter unum praetorem, a quo non fuit postulandum, fralrem inimici meiK Qu'il fasse céder sa rancune à la volonté de ménager Appius, cela apparaît mieux encore quand on lit la suite : praeterque duos de lapide emplos fribunos- ; à ceux-là il ne pardonne point, et il déclare qu'ih ont été achetés par Glodius à la tribune où l'on vendait les esclaves.

Appius, au moment où Gicéron prononçait ces paroles, était candidat au consulat. Il état protégé par les triumvirs, et son succès ne faisait point de doufe. On comprend d'autant mieux la modération de Gicéron. Il est peu probable qu'elle s'accompagnât d'une bienveillance sincère. Gicéron s'intéressait aux faits et gestes d'Appius pendant sa candidature, et priait Atticus de le renseigner à ce sujet •\ Il ne faut point voir là une marque de sympathie : c'était pure curiosité (ut Jiomini curioso) ; et que le souvenir d'Appius appelle immédiatement celui de Glodius, désigné dans cette lettre d'une façon peu flatteuse '', cela nous laisse à penser qu'il ne les séparait pas encore absolument à cette époque.

"1. In Pisonem, XV, 35.

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