Ad Q. f
3. Cf. Ad fam., I, 9, 2 : ille perennis ininiicus amicoruni snorum. Nous pensons avec Tyrrel qu'il ne s'agit ni de G. Gaton, ni de P. Clodius, mais de Pompée.
UN CORRESPOiNDANT DE CICÉRON 49
L'impression que nous laisse l'histoire des rapports d'Ap. Claudius et de Cicéron pendant l'année 54, c'est que la réconciliation ne fut d'abord que politique. Beaucoup de bonne volonté, peu de sympathie de la part de Cicéron ; du côté d'Appius, de l'indifférence.
Appius s'embarqua à Pouzzoles, pour gagner sa province, dans le courant du mois d'avril 53'. Son voyage dura environ deux mois-. En faisant escale à Athènes, il se rendit à Eleusis, et y promit un portique à Gérés et à Proserpine^. Nous ne savons pas quel était l'objet de ce vœu : peut-être demandait-il d'être victorieux au cours de son proconsulat'*; peut-être aussi, puisqu'il s'adressait à des divinités infernales, formait-il le souhait de revenir vivant d'un pays où il aurait à conduire des expéditions militaires. Quel que fût ce vœu, il fut exaucé, car, à son retour de Cilicie, Appius commença la construction du portique, qui ne devait être achevé que par ses exécuteurs testamentaires.
Le départ d'Ap. Claudius pour sa province fut l'occasion d'un rapprochement entre le proconsul et Cicéron. Celui-ci alla le saluer à son embarquement et reçut de lui ses der-
i. Adfam., HT, 10, 8 : cuni te Puteolis prosequcrcr. Nous ne connaissons pas au juste la date. Mais ce fut dans le courant du mois d'avril 53. Cf. Adfam., VII, 18, 3 : era.m enhn afulurus mense Ajirili. La lettre est écrite le 8 avril de Pomptinum, où Cicéron s'était arrêté dans la villa d'un ami. Il voyageait donc seul, et n'accompagna point Ap. Claudius à partir de Rome; probablement, il l'attendit dans sa villa de Pouzzoles, et les mots cum te Puteolis prosequerer s'apiiliquent à la conduite qu'il lui fit jusqu'au bateau.
2. Sur la date de l'arrivée d'Ap. Claudius en Cilicie, voir Appendice II.
3. Cf. C. I. L., I, 619 = III, 547 : [Ap(piui,) Claiidi]us, Ap{pii) f{ilius), Pulche[r] pro)>ylum Cere[ri et Proserpi]nae co{n)s(ul) uouit, [im]perato[r coepit, Pulcher Clau\dius et Rex Marcius [fec]erunt \ex testam{ento)\. Cf. Fr. Lenormant, Recherches nych. à Eleusis, p. 391 sq. et p. 49. — Les Athéniens furent reconnaissants à Appius d'avoir embelli Eleusis : cf. C. LA., III, 5G6 : 6 ovio; xaî r, ^o'Ar^ r^ i^ 'Apeiou Ttâyou "A::-;ov KÀrôo'.ov, 'A-rriou Gov, IToXyji, x'jTO/.paTopa, tÔv ÉauTàiv sùepYETTiv.