‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 44 sur 106 · Cf. Ad Alt., V · texte numérisé non relu

Cf. Ad Alt., V

4. Ibid., 11, 6. Peut-être lui en voulait-il de ne pas l'avoir défendu lors de son procès, ou bien désirait il éviter l'intervention de Cicéron dans sa querelle avec l'épicurien Patron (cf. Ad Ait., I. c, et Ad fam.^ XIII, 1).

UN COriRESPONDANT DE CICKrtO.N

non seulement par le sans-gêne de sa conduite, mais aussi par le ton même de ses lettres. Pourtant, il n'alla point jusqu'à la rupture. D'abord, il n'y avait nul intérêt : bien au contraire, il pouvait prévoir qu'une fols rentré à Rome, il aurait besoin des services de son successeur. D'autre part, il ne pouvait adresser à Cicéron aucun reproche précis, tt, partant, il n'avait aucun motif avouable de rupture. Enfin, Cicéron montra à son ég;ird tant de douceur et de patience que si même il avait voulu lui chercher sérieusement querelle, il aurait eu infiniment de peine à le pousser à bout.

La bonne volonté de Cicéron nous paraît inlassable. D'aucuns la lui ont reprochée*. 11 ne voulait pas se brouiller avec Appius une seconde fois. D'abord, tout comme lui, il n'y avait aucun intérêt : son influence ne lui serait-elle pas utile pour obtenir des supplications, — ou même le triomphe? D'autre part, il comprenait qu'au moment où la République était menacée, où Pompée avait besoin de grouper autour de lui tous ses amis pour la défendre, deux consulaires ne devaient pas donner l'exemple de la discorde. On peut même supposer assez vraisemblablement que Pompée, auprès de qui il avait séjourné trois jours, à Tarente, lui avait instamment recommandé de conserver une amitié dont lui-même avait été le principal ouvrier.

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