‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 51 sur 106 · Secunda fere iiigilia (Ad fCDn., III · texte numérisé non relu

Secunda fere iiigilia (Ad fCDn., III

pût aller à sa rencontre. Bientôt Lepta revint au galop de son cheval annoncer à Cicéron qu'Appius avait dépassé le camp '. Il est peu probable qu'Ap. Claudius n'ait pas aperçu le camp romain. Mais il fut froissé de voir que Cicéron ne venait pas à sa rencontre"-. On ne saurait affirmer qu'il eût reçu alors la lettre que Cicéron venait de lui écrire : il se peut que le messager qui en était porteur se soit engagé sur celle des deux routes qu'Ap. Claudius n'avait pas prise. Mais s'il la reçut, elle dut lui déplaire. Le respect que Cicéron y marquait pour la loi Cornelia lui fit croire peut-être que son successeur s'était volontairement abstenu de lui rendre des honneurs auxquels, légalement, il ne pouvait plus prétendre. D'autre part, la mo lération même avec laquelle Cicéron lui adressait ses reproches lui donnait plus vivement conscience de ses torts : et il était de ces hommes chez qui rembarras se mue en colère. Il ne s'arrêta donc point, et continua sa route tout droit vers Iconium. Après tout, si son successeur tenait à le voir, il n'aurait qu'à se donner la peine de l'y rejoindre.

C'est en effet ce que fit Cicéron : le matin du 2 septembre, il était à Iconium. On a cru longtemps qu'il était arrivé trop tard à Iconium, et n'y avait plus trouvé Appius ^. Nous pensons au contraire, avec Schiche '', que Cicéron et Ap. Claudius se rencontrèrent.

Cicéron dit dans la lettre ad fam., ill, 7, adressée à Ap. Claudius : Confestim Iconium ueni. Cetera iam tibi nota siuit. A partir de ce moment-là, Cicéron n'a plus rien à apprendre à Appius. S'ils ne s'étaient point rencontrés, Cicéron s'exprimerait-il de la sorte? C'est la première lettre

Page 1