‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 59 sur 106 · Adfmn · texte numérisé non relu

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que l'elïet d'une humeur querelleuse, Cicéron continuera à le servir avec zèle, mais s'inquiétera moins de la façon dont il accueillera ses services.

La lettre remise par lesAppiani à Cicéron leur avait été donnée par Appius avant son départ d'Asie. C'est en Asie aussi qu'il s'était plaint à Pausanias de n'avoir pas reçu de Cicéron les honneurs auxquels il prétendait. Ce qu'il avait entendu dire lors de son passage à travers la province, et en particulier à travers certains districts de la Phrygie, l'avait fortement indisposé contre son successeur : sa jalousie avait été rallumée, son orgueil irrité, sa méfiance éveillée, et les insinuations de la médisance avaient ravivé en lui ses souvenirs et ses rancunes. Mais le séjour de Rome le calma vite : dès le début du mois de décembre J, il écrivit à Cicéron une « lettre pleine de douceur, de politesse, d'empressement, digne enfin de lui ))'^. Or, deux mois après, Cicéron, n'ayant pas encore reçu cette lettre, était, nous l'avons vu, plus fâché contre lui qu'il ne l'avait encore été depuis la réconciliation de 54. Cela s'explique si l'on songe qu'ayant passé tout l'automne dans la Cilicie proprement dite, Cicéron ne connut les plaintes d' Appius en faveur des Appiani, et à propos des incidents d'Iconium, que quatre mois après qu'il les eut faites : si bien qu'il répondit à ces plaintes quelques jours avant de recevoir de leur auteur une lettre fort aimable. Cette lettre d'Appius, reçue aux environs du 20 février^, clôt l'ère des malentendus. Désormais, nous ne verrons plus aucun nuage planer sur l'amitié des deux hommes, et même ils sauront rester d'accord dans des circonstances délicates.

Comment s'explique cet heureux changement d'attitude de la part d'Ap. Claudius? Peut-être la réponse à la fois si

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