‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 6 sur 106 · Ibid., I · texte numérisé non relu

Ibid., I

UN CORRESPONDANT DE CICÉRON il

3° A partir du 13 février ou un peu avant, attitude nettement hostile à Glodius, et qui ne fera que s'accuser dans tout le cours du procès et au delà.

Plutarque raconte * que Cicéron fut poussé à prendre parti si violemment par sa femme Terentia. Glodia, la deuxième sœur de Glodius, femme de Q. Metellus Celer, aurait manifesté à Gicéron le désir de l'épouser ; elle habitait une maison voisine de la sienne et communiquait avec lui par l'intermédiaire d'un certain TuUus, familier de Gicéron. Terentia, jalouse, aurait excité Cicéron à intervenir pour faire condamner Glodius. M. Lacour-Gayet adopte l'explication de Plutarque 2. M. Ferrero-^ imagine, assez vraisemblablement, que « Glodius, pour obtenir l'appui de Cicéron, avait essayé de le faire séduire » par sa sœur. Si l'on complète par cette hypothèse les explications que donne Plutarque, on a le moyen d'interpréter avec beaucoup de vraisemblance les divers changements d'attitude que révèlent les lettres de Gicéron. La période d'indulgence correspondrait aux tentatives de séduction de Glodia. Entre le 25 janvier et le 43 février se placerait l'intervention de Terentia, qui ouvrit l'ère de la lutte à outrance.

Des motifs d'un autre ordre s'ajoutent, croyons-nous, à ceux-là pour expliquer l'attitude de Cicéron durant cette troisième période. A mesure que le scandale devenait une affaire politique, Cicéron sentait la nécessité de prendre parti : comme à l'époque encore récente de son consulat, l'ordre public était menacé; on voyait reparaître autour de Glodius les mêmes jeunes gens qui avaient été les auxiliaires

-1. Plut., Cic, 29.

2. De P. Clodio Pulchro tribuno plebis, p. 22. Il cite à l'appui Ad AU., I, 16, 10 : « NuD-a patrono tuo, qui Arpinati» aquas conctipiuit n Drumann a cité aussi ce passage {G. R., II =, p. 183 et note 5). Mais on convient aujourd'hui qu'il faut l'entendre simplement de G. Curio. avocat de P. Glodius, qui avait acheté à Baies une propriété ayant autrefois appartenu à G. Marias.

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