LA CENSURE D'AP. CLAUDÏUS (50). SA MORT
La lettre d'Appius que Cicéjon reçut aux environs du 20 février 50 lui causa le plus grand plaisir. Il ne le dissimule point dans sa réponse : « Enfin, je viens de lire une lettre digne de vous ! »'.
Appius se demande s'il pourra jamais faire pour Cicéron autant qu i! a fait pour lui : « Il n'est rien, lui répond Cicé- « ron, où l'on n'arrive quand on est zélé pour quelqu'un, ((. quand on lui veut du bien, disons mieux, quand on l'aime » . — Appius a écrit à Cicéron qu'il espérait bientôt triompher : Cicéron lui demande de lui faire savoir au plus tôt la bonne nouvelle. — Signe d'un renouveau de leur amitié, on voit reparaître le Liber auguralis que, deux années auparavant, Appius avait dédié à Cicéron comme gage de son estime; il n'avait pas été achevé, et Cicéron en réclame la seconde partie. Quant au livre qu'Appius lui demande en retour, il l'écrira, mais quand il sera de loisir : car il ne veut lui dédier qu'un ouvrage où il aura mis tous ses soins-.