‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 65 sur 106 · Ad fam., m, 9, i · texte numérisé non relu

Ad fam., m, 9, i

2. Gorradi, Quaestiira, p. 265, prétend que Cicéron, pondant son séjour en Cilicie, écrivit des Libri aiigiiralcs qu'il dédia à Appius en retour des siens. Drurnann, G. /î., VI', p. 352 et 3.j3, fait justement remarquer que cette affirmation est arbitraire : licn, dans les letlres de Cicéron à Appius, ne la justifie.

U4 UN COIUŒSI'ONDANÏ DE CICÉnON

Cicéron termine sa lettre en recommandant à Ap. Claudius de faire en sorte qu'on lui décerne le plus tôt possible, et dans les conditions les plus flatteuses, l'honneur des supplications.

On voit, à ce cordial échange de vœux, de comphments et de prom,esses, tout ce que Cicéron pouvait désormais attendre d'une amitié qu'il avait gardée avec tant de peine. Mais voici qu'au lieu d'apprendre, comme il le souhaitait, le triomphe d'Ap. Claudius, i! apprit que celui-ci élait accusé de maiestale par P. Cornélius Dolabella. La nouvelle lui en parvint comme il venait à peine d'écrire à Appius'. Elle dut le contrarier vivement. Depuis près d'un an-, il songeait à faire de Dolabella son gendre : l'ardeur accusatrice de ce jeune homme le mettait soudain dans le plus grand embarras. Au moment où il venait d'échanger avec Ap. Claudius des lettres pleines d'amitié, où leurs rapports redevenaient ce qu'ils n'avaient pas été depuis deux ans et plus, il se trouvait dans la cruelle alternative de renoncer à l'alliance qu'il avait presque résolue ou de se fâcher encore une fois avec Appius.

P. Cornélius Dolabella avait alors 19 ans''. Il fit ce que faisaient tant de jeunes gens de bonne famille qui voulaient entrer avec quelque bruit dans la politique, ce qu'avait fait Ap. Claudius en accusant Terentius Varro ou M. Caelius Rufus en accusant Antoine '^ : citer devant les tribui^aux un grand

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