‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 67 sur 106 · Yoir plus haut, p. I et · texte numérisé non relu

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UN CORRESPONDANT DK CICKROX 95

personnage. Pourquoi cboisit-ii Ap. Claudius? 11 est très probable qu'il crut, en agissant ainsi, se faire bien voir de celui qui devait être son beau-père. Une lettre d'Atticus, reçue par Ciccron le 10 février 50', et par conséquent écrite au début de janvier, montre que la famille et les amis de Gicéron songeaient de plus en plus à Dolabella comme mari de Tullia-. Or, c'est au même moment que Dolabella accusa Appiusl II pensait, en effet, ce que tout le monde pensait à Rome : que la réconciliation de Cicéron et d'Appius n'avait pas été bien franche '\ On se rappelait les efforts d'Appius pour empêcher le rappel de Cicéron, les paroles violentes prononcées par celui-ci après son retour ; la réconciliation de 54 avait produit l'effet d'un geste officiel et froid, et on avait hésité à prendre au sérieux les déclarations publiques d'amitié que Cicéron avait faites^; son attitude dans le procès de Milon avait donné une force nouvelle à cette idée, qu'il ne pouvait être l'ami sincère d'un membre de la gens Claudia; là-dessus, des nouvelles venues de Cilicie avaient représenté Cicéron et Ap. Claudius comme de nouveau brouillés, et cela n'avait étonné personne.

Une lettre que Caelius adressa à Cicéron à propos du procès d'Appius nous montre quelle idée on se faisait, au mois de février de l'année 50, des rapports entre nos deux personnages*^. Caelius se croit obligé d'insister beaucoup en faveur d'Appius : il craint que Cicéron ne veuille rien faire ; pourtant, il y est tenu : il serait plus libre s'il n'avait pas été fâché avec Appius; mais en raison de celte inimitié même, il ne peut rester inactif sans laisser croire qu'il n'ont pas été sincères dans leur réconciliation. Au contraire, qu'il fasse

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