‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 97 sur 106 · Cf. Schmidt, n» U, p · texte numérisé non relu

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de reconnaitre de pareils services par des services é^q-aux : en particulier, il s'emploierait à lui faire décerner des supplications pour sa campagne de Tautomne. Il comptait achever le livre dont il lui avait déjà dédié une partie : en retour, il souhaitait vivement que Cicéron composât à son intention quelque traité. Enfin, il lui disait son espoir d'obtenir sous peu le triomphe.

Ad fam., III, 9. Écrite à Laodicée, peu après le 20 février. Réponse à la lettre VI.

Lettre VIL Écrite de Rome par Appius, remise à Cicéron, à Laodicée, par Q. Servilius, dans la première moitié d'avril. C'était un court billet par lequel Appius apprenait à Cicéron qu'il allait avoir à répondre d'une accusation de maiestale et se recommandait à lui. — Cf. Ad fam., III, 40,2.

Lettre VIIL Reçue par Cicéron, à Laodicée, quelques jours après celle-là. Cicéron répond à la fois à VII et à VIII dans Ad fam., III, 10. Il n'y est pas spécifié que Cicéron ait reçu deux lettres d'Appius. Mais cela nous paraît évident d'après le contexte. Les perbreucs Utterae remises par Q. Servilius ne pouvaient pas être la même lettre que celle où Appius lui parlait longuement {multa scripta sunt abs te) des propos tenus par Dolabella. De plus, les perbreues Utterae avaient été vraisemblablement écrites dès qu'Appius sut de quelle accusation il était l'objet, et avant par conséquent qu'il connût les propos tenus par Dolalabella à ce sujet {scrmo stuJtus et piierilis, Ad fam., III, 10, 5). Appius disait encore à Cicéron, dans cette lettre, que tous les ordres lui étaient favorables. Enfin, tout en se recommandant de nouveau à Cicéron, il laissait percer quelques doutes sur la sincérité de son dévouement.

Ad fam., III, 10. Écrite à Laodicée, probablement dans la première moitié d'avril (cf. Appendice IV). Réponse aux lettres VII et VIII. Nouvelle justification de sa conduite dans l'affaire des délégations et protestations d'amitié.

Lettre IX. Écrite de Rome le 5 avril, envoyée de Tarse à Cicéron par Q. Servilius et reçue in castris ad fluuium Pyramiim, aux environs de juin (cf. plus loin, Ad fam., III, 11). Appius faisait part à Cicéron de son acquittement dans le procès de maiestate. Il lui disait que le Sénat, les juges, l'État tout entier avaient été pour lui. Pompée et Brutus avaient fait preuve d'un admirable dévouement. Il demandait à Cicéron de faire punir par les villes dont ils étaient citoyens des témoins mercenaires qui avaient paru au procès. — Cf. Ad fam.. III, 11, 1, 2 et 3.

Lettre X. Éciile de Rome après la lettre IX, reçue par Cicéron en même temps et dans les mêmes conditions que la précédente. xVppius y faisait un tableau général de la situation politique. Tableau plutôt rassu-

rant : la République était d'une part moins menacée, d'autre part mieux défendue qu'on pouvait le croire. Il promettait à Cicéron de loi envoyer tous les discours qu'il avait prononcés, dès qu'il aurait fini de les rédiger. Enfin il lui expliquait pourquoi il avait cru devoir douter de son dévouement : c'est qu'il avait reçu de lui deux lettres (Ad fam., III, 8 et 7) qui marquaient de l'irritation. — Cf. Ad fam., III, 11, 4 et 5.

Ad fam., III, 11. Écrite au camp du Pyrame, vers le 10 juin, d'après Schmidt (no 20, p. 89), après le 13 juin, d'après Muller. Nous navons aucun moyen de décider entre ces deux dates. Réponse à IX et à X.

Lettre XL Remise à Cicéron, à Side, le 3 août (cf. Slernkopf, Quaestiones chronologicae..., p. 15 et 16; Schmidt, n» 21, p. 90), ou le 4. Appius informait Cicéron de son acquittement de amhitu {Ad fam., III, 12, 1), et le congratulait à propos des fiançailles de Tullia (Ibid., 2).

Ad fam., III, 12. Écrite le 3 ou le 4 août, à Side. Réponse à la lettre XI.

Ad fam., III, 13. La date de cette lettre est incertaine, et c'a été longtemps une question de savoir si elle est antérieure ou postérieure à Ad fam., III, 12. Les allusions qui y sont faites aux fiançailles de Tullia (2 : Vellem ita fortuna tuUsset...) obligent à croire qu'elle a été écrite après Ad fam., III, 12. Sternkopf, Quaestioncs chronologicae..., p. 19, a absolument raison sur ce point. Mais alors on est embarrassé d'expliquer pourquoi il n'est pas déjà question des supplications dans Ad fam., III, 12 : car .Sternkopf, Schmidt, Tyrrel considèrent que Cicéron a su qu'on lui avait décerné des supplications avant d'être informé des fiançailles de Tullia. Sternkopf suppose que Cicéron a voulu réserver ses remerciements pour une lettre postérieure, afin de leur donner plus de prix; Schmidt, que Cicéron n'a pas su tout de suite le zèle déployé par Appius. Ces explications ne sont guère satisfaisantes. Mais la succession des lettres ad fam., III 12 et 13 apparaîtrait comme tout naturelle si l'on pouvait démontrer que Cicéron n'a connu le vote des supplications qu'après avoir été informé des fiançailles de Tullia. Or, rien ne s'oppose absolument à ce que les choses se soient passées de cette façon.

Sternkopft et Schmidt supposent que la lettre ad Att., VI, 7, où il est parlé du vote des supplications, que les lettres ad fam., XV, 6 et 11, par lesquelles Cicéron remercie Caton et C. Marcellusde ce qu'ils ont fait à cette occasion, ont été écrites à Tarse, à la fin du mois de juillet. C'est une chose fort improbable : Cicéron écrit à Atticus (Ad Alt., VI, 7, 2) : etesiac ualde reflanl. Il ne peut guère écrire cela qu'au bord de la mer. Pour les autres lettres, les mots : Ego, ut spi-ro le propediem uidebo {Ad fam., XV, G, 2) ; Ego, si me nauigatio non morahilur, qtiae incurrehat in ipsos e/t-.sms, propediem te, ut spero uidebo {Ibid., 11, 2) paraissent avoir été écrits au cours du voyage, lors l'une escale, plutôt

que de Tarse ^ C.e ne sont pas ces lettres qui ont fait croire que les supplications avaient été connues de Cicéron avant les fiançailles de TuUia. Mais la lettre ad fam., VIII, 11, qui parle des supplications, paraissait antérieure à VIII, 13, qui parle des fiançailles de Tullia 2. On remarquera d'abord que Caelius peut avoir écrit la lettre 11 avant la lettre 13, et Cicéron n'avoir pourtant reçu celle-là qu'après celle-ci ^. D'autre part, rien ne nous prouve de façon indiscutable que 11 soit antérieure à 13. Nous croyons même, pour notre part, que c'est l'inverse'''. S'il en était ainsi, les supplications auraient été décernées à Cicéron non pas dans la deuxième moitié d'avril, comme le veut Schmidt (no 18, p. 88), mais au début de juin.

On a une autre raison de croire que Cicéron connut le vote des supplications avant les fiançailles de Tullia. Si la lettre ad Att., VI, 0 a été écrite de Rhodes, comme semble le faire croire ce qui y est dit d'IIortensius», étant donné qu'il est question dans cette lettre des fiançailles de Tullia (1), et que la lettre ad Att., VI, 7, forcément écrite avant que Cicéron fût à Rhodes*', parle des supplications, on est autorisé à croire que celles-ci ont été connues d'abord. Mais Ad Att., VI, 6 peut fort bien avoir été écrite avant 7. 1» Ce que Cicéron dit d'Hortensius : De Hortensia te certo scio dolere ; equidem excnicior ; decrerani enim ciim eo ualde familiariter tattej'e ' (2), ne peut-il pas l'avoir dit avant de connaître la mort d'Hortensius, et simplement d'après ces mots delà lettre de Caelius Ad fam., VIII, 13, 2 : Q. Hortensuia, cum has îitteras scripsi, animam agebatl — 2o Cicéron annonce à Atticus, dans Ad Att., VI, 6, qu'il a chargé son questeur Caelius Caldus d'administrer la province : c'est une nouvelle assez importante pour qu'il l'eût annoncée dans Ad Att., VI, 7, si 7 était antérieure à 6. — 3o Dans Ad fam., II, 15, que Schmidt date du 3 août, Cicéron s'écrie à propos du mariage de Tullia : Quod actum est Di

1. Tyrrel, 111-', p. 264, date Ad fam., XV, fi de Kliodes, 10 août environ.

2. Schmidt, et d'après lui Antoine, placent Ai fam., VIII, 11 dans la deuxième moiUé d'avril ou au coniinencement de mai 50, Ad fam., VIII, 13, en mai ou au commencement de juin.

3. De pareils retards n'avaient rien d'impossible. L'esclave qui portait la lettre arf fam., VllI, 12 resta à Rome quarante jours après que Caelius la lui eiit remise (cf. Ad fam., VIll, 12, i).

4. Dans Ad fam., VIII, 13, Caelius raconte que le Sénat a délibéré au sujet de l'intercessio de Curion, qui s'opposait au rappel de César : le Sénat a paru donner raison au tribun; quant à Pompée, il sait à peine ce qu'il veut : quemadinodum lioc Pompeius laturus sit, cum cor/noro, .'^o^ibam. Quand Caelius écrit Ad fam., VIII, 11, Pompée a manifesté son sentiment : il paraît être d'accord avec le Sénat pour que César quitte son i,'oiivernement aux Ides de novembre. (Nous proposons de lire au § 3 : in qua ad hoc incubnisse cum senalu Pompeins uidelur, ut Caesar Id. Nouembr. decedat : ad hoc au lieu de ad hue des mss.) En sonrnie Pompée est sorti de sa réserve et s'est entendu avec le Sénat : la situation est beaucoup plus tendue.

5. Ce n'est en eiîet qu'à Rhodes, d'après Brut us, I, 1, que Cicéron apprit la mort d'Hortensius.

6. Cicéron y dit en effet (2) : « Rhodum uoîo puerorum causa »,

approbent! (2). Or la lettre d'Atticus à laquelle répond Ad Att., VI, 6 disait : « Qu'au moins les Dieux bénissent l'union de Tullia et de Dolabella! » {Ad Att., 6, i). Il y a apparemment un souvenir de cette lettre dans Ad fayn., II, 15, 2.

Pour conclure nous proposons la chronologie suivante :

/ Cicéron reçoit : une lettre des siens, Ad fam.,

A Side, 3-4 août. ^"^' ^^ ^ ""' '^"''^ d'Appius.

I Cicéron écrit : Ad fam., III, 12; Ad Att.,

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