‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 98 sur 106 · X.AdAtt., V, 15, 1; '21, 9; VI · texte numérisé non relu

X.AdAtt., V, 15, 1; '21, 9; VI

2. Nous ne comprenons pas sur quoi se fonde Tyrrcl, IIP, Introd., p. XII, pour affirmer que son gouvernement comnienrait le l'^'' juillet. Ce n'est que sous l'Empire que l'année proconsulaire alla du 1" juillet au 30 juin (cf. .Mommsen, Le droit fiublic romain, III, p. 29-i). Nous ne comprenons pas davantage comment, reprochant à Cicéron la lenteur de son voyage, il peut dire, /. c, « qu'il mit à revenir à Komc environ moitié moins de temps » qu'il n'en avait mis pour aller dans sa province. Parti de Rome à la fin d'avril ou au début de mai 51 (cf. plus haut, p. 56 et n. 2, Cicéron arriva à Laodicée le 31 juillet. Son voyage d'aller avait donc duré 3 mois. Parti de Tarse le 31 juillet 50, il arriva à Urindcs le 26 novembre (cf. Ad fam., XVI, 9, 2; Ad Att., VU, 2, 1), et ne fut devant l»onie que le 4 janvier 49 (cf Ad fam., XVI, 11, 2). Son voyage de retour avait donc duré cinq mois.

le jour où il est arrivé à Laodicée: mais le jour même de cette arrivée ne dépendait que de son empressement ou des hasards du voyage. En principe, le gouvernement des provinces commençait au 1«'" niarsi. Mais, en fait, à cause de la difficulté de la navigation en cette saison, il commençait au moment où le proconsul arrivait dans sa province, et finissait une ou plusieurs années jour pour jour après celte date. Cela faisait que très souvent le gouvernement du procoasul sortant expirait tandis que son successeur était encore en voyage. Le proconsul pouvait alors, s'il le voulait, continuera administrer la province en attendant son successeur ; mais il avait aussi le droit de quitter la province en laissante sa place un légat : c'est ce que fit Gicéron, à qui, d'ailleurs, aucun successeur n'avait été désigné.

Nous croyons que le gouvernement d'Ap. Claudius expirait au mois de juin ; que, par conséquent, Appius était arrivé en Cilicie au mois de juin de l'année 53, et plutôt dans les premiers jours de ce mois que dans les derniers.

lo S'il avait dû légalement rester jusqu'au mois de juillet, il n'aurait eu aucune raison de penser que Gicéron n'arriverait pas à temps pour le remplacer, et par conséquent il ne lui aurait pas écrit dès le début du mois de mai - qu'il attendrait son arrivée uniquement pour être sûr de le rencontrer ;

2o Gicéron, s'il n'avait pas pensé qu'il arriverait en Gilicie après l'expiration du gouvernement d'Appius, n'aurait pas éprouvé le besoin de s'excuser auprès de lui, comme il le fit, de la lenteur de son voyage + ;

3o Enfin, dès la fin du mois de mai et le début du mois de juin, arrivaient à Briudes Q. Fabius Vergilianus, légat d'Appius, et d'autres personnages de sa cohorte, G. Flaccus, M. Octavius ; son praefectus fabriim, L. Glodius, était incessamment attendu ». Ges personnages avaient quitté la Gilicie avant la fin légale du proconsulat d'Appius ; mais c'est sans doute qu'elle était proche, et ils ne l'auraient pas fait si leur maître avait eu encore à administrer la province pendant trois mois et demi.

1. Cf. plus haut, p. 28, n. 1. P. Guiraud, Le différend entre César et le Sénat, p. a sq., a montré d'une façon qui parait définitive, en s'appuyant précisément sur les lettres écrites par Gicéron à Atticus pendant son séjour en Gilicie (cf. note 1 de 1q page précédente), qu'à la fin de la République l'entrée en charge d'un gouverneur datait du jour où il était arrivé dans la province.

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