‹ Un correspondant de Cicéron [microform]: Ap. Claudius PulcherChapitre 14 sur 105 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

les efforts des amis de Cicéron. Leur intervention hostile après le retour même de l'exilé prouve que leur silence au moment du rappel était dû à l'impuissance et non point à la lassitude.

Le 29 septembre, Cicéron plaida devant les pontifes * pour qu'ils lui permissent de rebâtir sa maison : on se rappelle que l'emplacement en avait été consacré à la Liberté. Quand les pontifes eurent rendu leur arrêt, Clodius voulut parler au peuple pour lui expliquer que cet arrêt était défavorable à Cicéron : ce fut d'Appius qu'il reçut l'autorisation nécessaire'^. Si nous en croyons Cicéron, les deux frères unirent leurs efforts pour entraîner le peuple à une manifestation sur le Palatin, au lieu où était autrefois la maison de Cicéron et où s'érigeait à présent une statue de la Liberté. Mais ils n'y réussirent point.

Le Sénat autorisa Cicéron à rebâtir sa maison, conformément à l'avis des pontifes, et lui accorda une indemnité de deux millions de sesterces^. On se mit aussitôt à l'œuvre sur le Palatin. Mais, le 3 novembre, des hommes armés survinrent qui dispersèrent les ouvriers, détruisirent ce qu'on avait déjà rebâti du portique de Catulus'% et mirent le feu à la maison de Quintus^. Le 11 novembre, Cicéron lui-même fut attaqué par Clodius et sa bande au moment où, descendant du Palatin, il s'était engagé sur la Voie sacrée. Trois jours après, comme on s'indignait au Sénat de la conduite de Clodius, le consul Metellus et le préteur Ap. Claudius se mirent à faire de l'obstruction : ils parlèrent indéfiniment et sans autre dessein que de ne pas laisser aux

i. C'est le discours Pro domo sua.

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