C'est l'opinion de Mommsen, C. T. L., I, CIO
nières recommandations. Elles furent fidèlement exécutées*, et Appius écrivit à Cicéron, pour l'en remercier, une lettre où il lui témoignait beaucoup d'affection et de zèle-. Nous n'avons d'ailleurs aucun renseignement sur la nature de ces recommandations. Cicéron fut très sensible aux remerciements d'Appius et lui fit savoir qu'il était à sa disposition pour tous autres services qu'il lui plairait de lui demander. Sa lettre 3 est pleine de cordialité : il lui dit le plaisir qu'il a eu à s'entretenir de lui avec les gens de son entourage qu'il avait envoyés à Rome : il lui recommande un jurisconsulte, L. Valerius, qui met toute sa confiance dans une intervention de Cicéron auprès de son ami Appius. Enfin peut-être lui faisait-il demander par le porteur de la lettre de lui envoyer une statue de Minerve, pour orner sa maison, ses jardins ou l'une de ses villas ^
Peu de temps après, Cicéron fut nommé augure en remplacement de P. Crassus, tué le 9 juin 53 dans la guerre contre les Parthes. Il devenait le collègue d'Ap. Claudius. Celui-ci était très versé dans l'art augurai : il préparait même un livre sur ce sujet, et s'empressa, quand il sut que Cicéron était devenu augure, de le lui dédier^.
i. Ad fam., III, 10, 8; 1, 1 ; 8, 6 : cum te absentent semper defenderim\ 9, 1 : ...qua in te ahsentein fide, qua in omnibus offîciis tuendis erga te obseruantia et constantia ftiissem.
2. Ad fam., III, 1,2: litteras plenas et ay^ioris et officii. Voir Appendice l, lettre I.